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mercredi 7 mars 2018

L'héritier du nom d'Alexander Münninghoff




Je tiens à remercier les Editions PAYOT & RIVAGES pour m’avoir fait parvenir le roman d’Alexander MÜNNINGHOFF, L’héritier du nom, dans le cadre d’une opération « Masse Critique » avec Babelio.

L’héritier du nom est paru aux Editions PAYOT & RIVAGES. Son prix est de 22 euros. La couverture est vraiment en relation avec le contenu du roman. C’est un livre de bonne qualité avec un bon format d’écriture.

Ce roman est une chronique familiale. L’auteur nous raconte l’incroyable histoire de sa famille du début du 20ème siècle jusqu’à nos jours. Il parle de son grand père qui a fait fortune et tout perdu, d’un père qui ne sait pas vraiment où est sa place et de lui, Alexander, l’héritier du nom. Tout ce cela sur fond de la montée du nazisme, de la 2nde guerre mondiale et de l’après-guerre.

lundi 21 août 2017

Sobibor de Jean Molla



Résumé : " Je l'ai fait pour qu'on m'arrête ", répond Emma après avoir volé des biscuits dans un supermarché. Que se cache-t-il derrière ses mots, sa maigreur extrême, sa beauté douloureuse ? Quelle est l'origine de son anorexie : l'indifférence de ses parents, le silence, les mensonges savamment entretenus ? Emma veut savoir. Emma veut comprendre. La découverte d'un vieux cahier fera bientôt surgir du passé d'épouvantables secrets. 

lundi 9 juin 2014

Cruelles de Cat Clarke



Quatrième de couverture : Lors d'un séjour avec sa classe en Ecosse, Alice et sa meilleure amie Cass sont coincées dans une cabane avec Polly, l'asociale de service, Rae, la gothique aux terribles sautes d'humeur et Tara, la reine des pestes. Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend un malin plaisir à humilier les autres. Cass décide qu'il est grand temps de donner à Tara une leçon qu'elle n'est pas prête d'oublier. Va alors se mettre en marche une succession d'événements qui vont changer la vie de ces filles à jamais.

dimanche 3 mars 2013

Treize Raisons de Jay Asher




Clay vient de recevoir sept cassettes de la part de Hannah Baker, une fille qu'il appréciait et qui vient de mettre fin à ses jours. Sept cassettes dans lesquelles elle parle des treize personnes qui l'ont poussé à commettre cet acte. Clay ne comprend pas : qu'aurait-il pu faire à cette fille qu'il avait peur d'aborder mais qu'il aurait tant voulu apprendre à connaître ?

Treize raisons de Jay Asher est un roman d'un peu moins de 300 pages, publié aux Editions Albin Michel dans la collection Wiz. Nous y découvrons divers personnages, tous liés les uns aux autres par une personne : Hannah.
Hannah était une lycéenne mal dans sa peau et sur laquelle la vie n'a cessé de s'acharner. Des tout petits rien aux coups durs, son monde et sa raison de vivre se sont effrités devant elle, sans qu'elle se sache que faire, ni à qui se rattacher. Pourquoi les gens se sont-ils acharnés sur elle ? Pendant tout le roman, nous apprenons à connaître et découvrir Hannah. Nous découvrons que ces touts petits rien, si insignifiants à la base, forment un tout, un petit truc qui lui enlève chaque fois quelque-chose auquel se raccrocher : confiance, ami, illusion, bonheur... Le désespoir d'Hannah apparaît au fur et à mesure que nous découvrons ce qu'elle a vécu et subit. Bien que nous sachions que l'inévitable s'est déjà produit, nous venons à penser que nous pouvons encore la sauver. Nous oublions qu'elle est déjà morte et nous nourrissons l'espoir vain que quelqu'un viendra la sauver. Hannah est vraiment un personnage fort, qui expose les faits, fait crier sa colère mais qui ne m'a jamais paru injuste dans ses dires.

Clay est notre deuxième protagoniste. C'est un garçon gentil, sensible et timide qui n'osait aborder Hannah qui pourtant, lui plaisait beaucoup. Avant qu'il n'entende sa propre face, il se remet beaucoup en question, se remémore différents évènements afin de trouver ce qu'il aurait pu faire ou dire. Comme lui, nous redoutons cette face car nous apprenons à connaître et apprécier Clay. Et quoi qu'il ait fait, nous savons que ce n'est pas un mauvais garçon. J'ai d'ailleurs été un peu déçue par cette partie. J'ai trouvé ça un peu trop "facile"...
Mais Clay, c'est aussi une sorte de médiateur entre Hannah et le lecteur. Comme nous, il commente certaines scènes qu'il découvre lui-même. Mais il nous apporte aussi des détails qui nous permettent une meilleure compréhension et appréhension des évènements.

L’histoire est étonnamment entraînante. Notre curiosité mal placée ? Elle est aussi agrémentée de surprise, qu’on pourrait parfois qualifier de coup de théâtre. L’histoire d’Hannah est une histoire à la fois banale et peu banale. Sa vie a surtout été ponctuée de malchance et d’effet boule de neige. Mine de rien, nous ne pouvons nous empêcher de réfléchir à ce que nous, nous ferions à sa place, ou ce que nous, nous avons fait, sans le savoir, à d’autres personnes. Car, sinon quelques-unes, aucune des personnes cités n’avaient l’intention de faire du mal à Hannah. Entre moqueries, jeux idiots et rumeurs, elle n’a su que faire et où trouver de l’aide…

Ce roman a su m’émouvoir au point de faire monter les larmes. Je me suis beaucoup attachée à nos deux personnages. J’avais envie de changer les choses, de crier, comme Clay, ma colère à certains évènements. Mise à part la face évoquant Clay qui m’a déçue, je n’ai aucun défaut particulier à reprocher à ce sombre roman, assez dur mine de rien, et qui nous oblige à nous remettre en question. Avec simplicité mais maîtrise, l’auteure parvient à atteindre son but : nous faire comprendre le calvaire qu’un souffre-douleur vit. L’histoire d’Hannah, c’est malheureusement une histoire qui est arrivée et qui arrive encore…

Concernant l’objet livre en lui-même, j’ai trouvé la couverture plutôt moyenne, mais la mise en page vraiment soignée ! Une écriture différente quand nous suivions l’un ou l’autre de nos personnages et les symboles play/pause/arrêt, qui permettent une bonne compréhension du roman.

Conclusion

Un livre bouleversant avec un thème fort, celui des souffre-douleur, deux personnages attachants et une mise en page soignée. Un roman qui émeut et qui nous entraîne dans un sombre univers dont nous sommes, malgré nous captivé, par une sorte de curiosité morbide. L’auteure expose avec simplicité mais efficacité, un phénomène courant de notre société, et qui doit changer.
Un roman à découvrir et à faire découvrir.


Lu en lecture commune, organisée par Flo Tousleslivres.
Voici les chroniques des autres participants : Zina, Cendre_MgE, Lavinia, Lady-Citation, Bubulle, Alcyone, SnowWhite, EnjoyBooks, Kincaid40, Mathilde C, Stephanie-plaisir de lire, biblimi

Compte pour les challenges :



jeudi 6 décembre 2012

Paradise de Simone Elkeles



Condamné pour avoir renversé Maggie alors qu'il conduisait en état d'ivresse, Caleb vient de terminer de purger sa peine et s'en retourne à Paradise. Maggie, quant à elle, sort tout juste de l'hôpital et tente de reconstruire sa vie. Mais rien ne sera plus jamais pareil pour les deux adolescents qui ne peuvent s'éviter dans cette petite ville. Mais pour tourner la page, ne faudrait-il par pardonner et accepter les sentiments qui surgissent ?

Je ne connaissais cette auteure que de nom mais n'avait pas plus envie que ça de la découvrir. Le résumé paraît simple et prévisible. Et pourtant, ce livre est bien plus qu'un simple roman !
Paradise est écrit par Simone Elkeles et publié aux Editions La Martinière jeunesse. Ce roman de 380 pages nous entraîne à Paradise où nous apprenons à connaître Maggie et Caleb, deux personnages tout aussi attachants !!

Maggie sort tout juste de l'hôpital et n'a qu'un rêve : quitter la ville pour s'éloigner de l'atmosphère oppressante qui l'entoure. Elle rêve de partir en Espagne, où elle a demandé une bourse pour sport/étude. La jeune fille est très douée en tennis mais n'a pu toucher à une raquette depuis l'accident. Si la bourse lui est refusée, sa mère, malgré tout ce qu'elle fait pour sa fille, n'aura les moyens de lui payer le voyage. Maggie est une jeune fille attachante mais renfermée. Elle n'était pas spécialement ouverte avant l'accident mais celui-ci lui a fait perdre sa meilleure amie... Elle entretient des relations froides avec un peu tout le monde, une manière à elle de se protéger des incessantes remarques. Je me suis complètement identifiée à elle et j'ai vécu avec elle sa souffrance. Malgré tout ce qu'elle vit, elle reste forte et ne se plaint jamais, ou rarement. J'ai beaucoup aimé sa mère, qui est prête à tout pour elle, qui la surprotège et qui l'aime d'un amour très fort ! 
Caleb, quant à lui, est aussi renfermé que Maggie. Froid et distant, il était pourtant un garçon populaire avant l'accident. Sa petite amie, Kendra, lui manque mais il n'est pas sûr d'avoir envie de la revoir. Sa sœur jumelle, Leah, a radicalement changé depuis son départ et ses parents ne savent sur quel pied danser. On sent juste qu'il n'est pas vraiment désiré... Bref, il aurait l'image même d'un bad boys si on ne discernait pas chez lui une fêlure, un secret... C'est pourquoi je me suis autant attaché à lui qu’à Maggie. Il est différent mais il me faisait pitié. On voit bien que, malgré ce qu'il a fait, ce n'est pas un méchant garçon. La prison l'a fait changer et il ne veut plus de sa vie d'avant. Il ne comprend plus le monde qui l'entoure et il a du mal à s'intégrer. Et surtout, il aimerait tellement faire quelque-chose pour Maggie !

Vous l'aurez compris, je me suis totalement attachée à ces deux personnages que j'ai trouvé tous les deux forts. La plume de l'auteur laisse transparaître avec perfection les émotions par laquelle ils passent tout au long du livre, les injustices qu'ils subissent, leurs efforts pour s'éviter... Et je n'ai pas arrêté de pleurer. Même quand ce n'était pas forcément triste, j'avais une énorme boule dans la gorge. Leur bonheur semblait si ténu, si fragile, que j'avais peur pour eux. Il y a eu quelque chose de magique dans ce roman, qui m'a transporté !

Ce roman va au-delà d'une simple romance ! C'est d'abord une reconstitution de soi. Mais aussi un secret... Car la fin est... horrible. J'ai pleuré pendant tout le roman alors comment ne pas pleurer à la fin ! Tout en moi criait "non, non, ça ne peut pas se finir ainsi !" (et j'ai appris, plusieurs semaines après, qu'il y avait un tome 2 et OUF !) et on a aussi le droit à un coup de théâtre... Une fin horriblement spectaculaire ! 

Que conclure de ce roman ?

Ce roman est un véritable coup de cœur, un bijou, une bombe ! Bourré d'émotions, fort, il m'a tiré les larmes aux yeux un grand nombre de fois ! Je ne m'attendais pas du tout à ça en ouvrant ce roman et j'ai mis un peu de temps à m'en remettre (j'en ai même rêvé la nuit suivante). J'ai dévoré ce roman en quelques heures et je n'ai qu'une chose à vous dire : lisez-le ! Pour ma part, je vais découvrir l'autre série de l'auteure avec joie !

Le trailer



jeudi 28 juin 2012

La vie contrariée de Louise de Corinne Royer



Ma vidéo : 


Mon avis

Je vais commencer par remercier le site Babelio pour ce livre et les Editions Héloïse d'Ormesson. Au vue de la note, vous comprendrez que la chronique ne sera pas bonne. C'est toujours gênant qu'un livre reçu en service presse ne plaise pas. Mais je suis là pour dire ce que je pense...

La vie contrariée de Louise est le deuxième roman de Corinne Royer, publié aux Editions Héloïse d'Ormesson (connue pour leur prix Clara). C'est un petit roman de 230 pages, vendu à 18€ dans le commerce. Et c'est un livre qui ne m'a pas du tout plus.

La quatrième de couverture présageait pourtant un livre intéressant. James Nicholson est américain et son père, sur son lit de mort, lui a annoncé qu'il avait une grand-mère vivant en France, dans le petit village de Chambon-sur-Lignon. Bouleversé par cette nouvelle, James décide de se rendre en France et rencontrer sa grand-mère Louise. Malheureusement, celle-ci meurt quelques heures avant son arrivée et lègue à son petit-fils un petit cahier rouge, journal intime de sa jeunesse sous la France occupée. James va embaucher Nina pour lire ce journal...

Au bout du premier chapitre, j'avais déjà envie de refermer le livre et je savais d'ores et déjà qu'il ne me plairait pas. La faute a un style de narration qui ne m'a absolument pas convenu. Pourtant, j'attendais de découvrir le journal et d'être surprise car la quatrième nous annonçait un secret de famille et un secret dans le village sous la seconde guerre et je me passionne pour ce genre de roman... 
L'histoire se déroule proche de nous... et les personnages passent pour de vrais arriérés ! L'arrivée de James provoque une tollé dans le village. Au départ, je pensais que c'était à cause du secret, mais il n'en est rien ! Celle qui tient le guichet à l'hôtel est toute émoustillée par l'arrivée de James et voit là la fortune arriver. Quant à James lui-même, n'en parlons pas ! Quand il rencontre Nina, qu'il trouve superbe, il la compare à une star du porno américain ! Et Nina qui semble ne pas comprendre... Mais ça, ce n'est que le premier chapitre ! Ce qui laisse présager la suite... Les pensées et les questions de James, je ne les ai pas compris. Il ne se sent pas digne de sa grand-mère... dont il ne sait rien ! Je n'ai pas trouvé cela très logique... 
Louise, dans son journal, m'a toute aussi paru dérangée. Elle écoute ses parents faire l'amour dans leur chambre et parle pas mal de sexe. Or, à cette époque, c'était un sujet tabou. Alors oui, l'évoquer dans son journal ne me choque pas mais l'évoquer de manière aussi cru pour une jeune fille de cette époque...  

Vous l'aurez compris, les personnages ne m'ont pas du tout emballée. Alors l'histoire ? Les deux secrets sont décevants. Une fatalité pour un, une sorte de Happy End pour l'autre... Et puis, tourner cette histoire à l'époque de la seconde guerre mondiale n'a pas été concluant. Le secret de famille aurait en effet pu se dérouler n'importe où, tant qu'il y avait une différence sociale, religieuse... Bref, je n'ai pas vu l'intérêt de placer cette histoire à cette époque...
Le roman possède de longs passages narratifs. Alors comme je n'ai pas adhéré au style narratif de l'auteur, vous devinez ce que j'ai pensé de ces passages que j'ai le plus souvent lu en travers. Ces longs passages sont généralement des monologues intérieurs sur les différents personnages. Pensées qui m'ont parfois parues... bizarres, comme James qui se sent indigne de sa grand-mère et surtout, elle lui manque alors qu'il ne l'a jamais connu ! Je comprends son regret mais le reste... Comment une personne peut-elle nous manquer alors que l'on ne l'a pas connu ?

Conclusion

Vous l'aurez compris, ce livre ne m'a pas plus en tout terme, que se soit le style narratif (quand déjà on n'aime pas le style, c'est un gros handicap pour le livre...), les personnages ou l'histoire. Je ne remets pas en doute les qualités de l'auteur ou celles du roman et mon avis est entièrement personnel. Mais je déconseille ce roman à ceux qui n'aime pas les longues pages d'écriture ou le peu d'action (ce n'est pas un roman d'action, ni un grand suspens...). 

jeudi 24 mai 2012

Le secret de grand-père de Michael Morpurgo



Ma vidéo :



Pourquoi j'ai choisi ce livre ?

Je pensais aimer Cheval de guerre et vu que ce livre reprend un personnage de Cheval de guerre... Je me suis dit qu'il fallait que je le lise...

Mon avis

Dans ce petit roman, nous retrouvons Albert, le premier maître de Joey dans Cheval de Guerre, maintenant âge de soixante ou soixante-dix ans. Et il semblerait que Albert est un petit secret qu'il aimerait bien délivrer à son petit fils...

Le secret de grand-père est un petit roman de la plume de Michael Morpurgo, publié aux Editions Folio dans la collection cadet (c'est à dire les premières lectures.) C'est un roman très jeunesse, destiné à partir de 9 ans, avec 120 pages environ, écrit en gros caractère et illustré.

Albert est un grand-père plutôt bougon, avec un fort caractère mais quand même gentil et surtout avec un grand coeur. Il m'a fait penser à son père (cf Cheval de guerre) et j'ai trouvé ça amusant. Le livre se compose de deux parties car il y a une histoire imbriquée dans l'histoire principale.

Dans l'histoire principal, nous suivons "l'action" du point de vue du petit-fils. Bien que cette partie soit bien écrite, elle ne m'a que moyennement emballée, certainement car c'était très jeunesse et que le secret... ben il est destiné à un jeune lecteur. De plus, j'ai noté quelques problèmes de narration : un manque de ponctuation qui entraînait des confusions et je me suis plusieurs fois demandé qui parlait, surtout à un passage. Hormis ce petit détail, l'histoire principale reste intéressante mais très jeunesse.

La seconde partie, intitulé L'histoire de grand-père, m'a nettement plus plu pour un détail débile : Ayant regardé le film Cheval de guerre par Steven Spielberg, je m'étais fait la réflexion, en lisant le livre du même nom, qu'une scène importante du film, celle du pari, avait complètement été inventée par le réalisateur. Mais pas du tout puisque c'est ici que l'on retrouve cette scène, avec le père d'Albert qui a fait un pari fou contre un vieil ennemi. Du coup, j'ai beaucoup aimé cette partie, et j'ai aimé retrouver l'ambiance du film, cette-fois parfaitement retranscrite. 

Pour conclure sur ce petit livre ?

C'est un petit roman très jeunesse accessible dès 9 ans qui m'a plutôt plu en définitive, malgré une première partie très jeunesse et plutôt moyenne car un petit défaut de narration a freiné ma lecture. Mais la seconde partie m'a nettement plus plu et je garde un avis plutôt positif de ce roman ! 
Je le recommande à ceux qui ont lu Cheval de guerre (c'est assez intéressant de voir Albert vieux) et aux jeunes lecteurs.

+1

vendredi 12 août 2011

Le sanctuaire secret, tome 1 de Fablehaven de Brandon Mull




A la mort de leurs grands-parents maternels, Kendra et Seth se voient obligés de passer quelques temps chez leurs grands-parents paternels, qu’ils n’ont vu que très peu de fois. Visiblement, ceux-ci semblent aussi peu enthousiasmes. Et pour cause ! La forêt toute proche de la maison est beaucoup trop dangereuse pour des enfants… Quel est le secret de leur grand-père ?

Le sanctuaire secret est le premier tome de la série Fablehaven de Brandon Mull. L’histoire se déroule à notre époque et fait évoluer deux personnages :
Kendra, une jeune fille de 14 ans, sage, intelligente et obéissante.
Et Seth, son petit frère, intrépide, imprudent, curieux et plutôt désobéissant.
Deux personnages totalement opposés mais tous deux attachants.

L’histoire est rapidement prenante et évolue vite. L’auteur préserve une grande part de mystère sur Fablehaven, ce qui nous laisse nous attendre à tout. Les actions s’enchaînent les unes aux autres et l’écriture maîtrisée de l’auteur maintient le suspens.

Pour conclure : un premier tome fort bien réussi, mêlant fantastique, actions et suspens. Des personnages intéressants et attachants, une écriture maîtrisée et une aventure prenante : une recette parfaite pour un premier tome réussi !
Hâte de lire le second tome !

Conseillé à ceux qui aiment le fantastique et les bonnes aventures.
Dès 11/12 ans (attention ! ce n’est pas une aventure enfantine !)

dimanche 17 juillet 2011

Les cendres froides, Valentin Musso, Editions Nouveaux Auteurs




Aurélien Cochet vivait une existence plus ou moins paisible malgré les aléas de la vie. Mais à la mort de son grand-père, il découvre que celui-ci a travaillé dans une maternité accueillant des jeunes femmes enceintes de SS, une lebensborn. Tandis qu’une octogénaire est retrouvée assassinée à la suite d’un cambriolage, Aurélien part à la recherche de la vérité, malgré les menaces qu’il reçoit, et les dangers qu’il encoure et qu’il fait encourir à ceux qu’il aime…

Les cendres froides de Valentin Musso, est un thriller publié aux Editions Nouveaux Auteurs. D’environ 360 pages, il met en scène plusieurs personnages, à différentes époques. Le plus important est Aurélien Cochet, le héros et narrateur interne du livre, celui qui raconte l’histoire.
Aurélien est un homme d’une trentaine d’année environ, professeur d’audiovisuel dans une prépa, divorcé et, pour ne pas dire dépressif, plutôt déprimé, avec un mal-être profond. C’est un personnage très intéressant et l’auteur nous fait beaucoup ressortir ses émotions.
Pour les personnages secondaires, il est plutôt dur de donner un ordre. Dans l’histoire d’Aurélien, nous avons Héloïse, la jeune étudiante qui va l’aider, mais nous avons aussi Alice, l’amie de son grand-père, Anna, sa petite sœur et surtout, son grand-père Abuelo qui, même s’il est mort, à un rôle important.
Parallèlement, nous suivons deux policiers sur l’enquête de l’octogénaire assassinée (meurtre ou accident ?) et aussi une famille juive dans les  années 40. Quel rapport pourrait-il y avoir avec la quête de la vérité d’Aurélien ? Certainement pas ce que vous pensez !

En effet, Les cendres froides est un roman surprenant ! L’histoire se déroule entre les années 40, avec la famille juive, et les années 1999 pour la majeure partie, avec Aurélien et les policiers. L’histoire se déroule en quatre parties. La première partie pose le décor et elle n’apporte pas vraiment grand-chose puisque nous savons la majorité des choses dans le résumé. Elle est cependant indispensable pour la compréhension de la suite. Mais c’est réellement à partir de la deuxième partie que l’action et le suspense est à son comble !
Ce n’est pas pourtant autant qu’il faille s’accrocher jusque la deuxième partie pour trouver l’histoire intéressante, loin de là ! L’écriture de l’auteur est tout simplement magique et parfaitement maîtrisée ! Elle nous emporte immédiatement dans ce thriller époustouflant. Nous allons de surprise en surprise et il est rare qu’un livre parvienne à ce point à conserver le mystère autour des secrets sans que nous nous en doutions ! Les révélations sont vraiment des coups de théâtre incroyables qui révèlent sans contestation, la maîtrise de l’écriture de l’auteur !

Pour conclure : Ce roman est un véritable coup de cœur que j’ai eu plaisir à dévorer en une journée tellement j’étais emportée ! Je le recommande à tous, pour une lecture plus adulte cependant. Un roman plein de profondeur qui nous fait découvrir une page sombre et peu connue de notre histoire.

Je remercie le forum A&M pour m’avoir pour ce partenariat ; les Editions Nouveaux Auteurs pour avoir découvert ce livre, l’avoir édité et l’avoir proposé au forum A&M ; enfin, je remercie Valentin Musso pour ce livre fabuleux

lundi 18 avril 2011

L'enfer de Kathy de Kathy O'Beirme




D’abord battue par son père, ce-dernier décide de se débarrasser de sa fille, Kathy, en la plaçant dans une institution religieuse pour enfant difficile. Si la fillette croyait connaître l’horreur pour être constamment battue depuis ses cinq ans, avoir été violée à sept ans… elle ne savait pas encore ce qui l’attendait.

L’enfer de Kathy est un roman autobiographique écrit de la main de Kathy O’Beirme, dans l’espoir que son cri soit enfin entendu. Ecrit en 2004, alors âgée d’une quarantaine d’année, elle est l’une des survivantes, une des Madeleines qui peut encore témoigner et la seule victime à avoir trouvé la force de se battre pour détruire ces instituions.

Ce qu’à vécu Kathy se produit encore en ce moment, en 2010, dans un pays européen proche de nous : l’Irlande. Nous tournons les pages de ce livre de plus en plus vite, horrifiée par ce que nous y découvrons. Horrifiés et révoltés car malgré toutes ces horreurs, Kathy nous raconte les faits avec une profonde résignation : elle méritait ce qu’elle vivait. Pourquoi personne n’a-t-il agi ? Comment cela peut-il encore se produit à notre époque ?

Ce roman ne contient aucun suspense. Il est écrit dans le but de dénoncer. Poignant, horrifiant et bouleversant, nous partageons le point de vue de Kathy, fillette et adulte.

« Pour que jamais plus ne se reproduisent pareils faits. » Ce roman est à lire et à faire partager pour que le combat de Kathy aboutisse et que sa vie soit l’une des dernières à être détruite.
Recommandé à tous

L'insomnie des étoiles de Marc Dugain




Atroces vérités

Nous voici propulsés en Allemagne, quelque temps après la capitulation de 1945. Le capitaine Louyre est à la tête d’une compagnie militaire dans un petit village aux apparences anodines. Pourtant, quand ses hommes découvrent, dans une grande demeure, une jeune adolescente sauvage attendant le retour de son père, Maria Richter, c’est un horrible secret qui va se révéler… si le capitaine parvient à trouver les réponses.

Marc Dugain, avec son livre L’insomnie des étoiles, nous ramène en 1945 pour nous rappeler les atrocités commises par les nazis à l’aide de deux protagonistes.
Nous découvrons tout d’abord Maria Richter, une adolescente d’environ quinze ans, vivant seule dans la grande demeure de son père. Elle attend ce dernier, parti au front depuis longtemps déjà. Vient ensuite le capitaine Louyre, un français muté dans ce village et pensant s’ennuyer. Il s’attache peu à peu à Maria et remonte le fil d’un monstrueux secret : Que cache les murs de la maison de repos ?

Dans ce roman, Marc Dugain nous décrit une atrocité peu souvent raconté, parmi les innombrables commis par les nazis. Il alterne les chapitres : l’histoire tourne au début autour de Maria puis du capitaine Louyre. Le suspens se maintient jusque la fin, l’écriture est prenante. Bien que croyant connaître rapidement l’atrocité de ce qui fut réalisé dans le village, nous ne percevons la profondeur de cette horreur que dans les derniers chapitres.
Cette intrigue est tirée de faits historiques bien qu’il ne soit pas précisé si l’histoire s’est particulièrement inspirée d’un fait ou non.

L’insomnie des étoiles est donc un excellent roman aux personnages attachants, au rythme captivant, à l’écriture parfaite et à l’histoire excellemment bien menée. Un dénouement horriblement surprenant et un suspens jusqu’au bout. Marc Dugain fait aussi passer beaucoup d’émotion principalement autour du personnage de Maria Richter. Un roman adulte conseillé aux passionnés de l’histoire et aux autres ! 
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