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mardi 18 août 2015

Revanche de Cat Clarke



Résumé : La vie est injuste.
Jem Halliday est amoureuse de Kai, son meilleur ami, qui est gay. Pas vraiment l’idéal mais Jem s’est faite à l’idée.
La vie est cruelle.
Une vidéo de Kai en compagnie d’un garçon a été postée sur internet. Il ne l’a pas supporté et s’est suicidé.
Sa vie ne sera que vengeance.
Qui qu’il en coûte, Jem a décidé de découvrir qui sont les responsables et de les faire payer, un par un, jusqu’au dernier… 

dimanche 3 mars 2013

Treize Raisons de Jay Asher




Clay vient de recevoir sept cassettes de la part de Hannah Baker, une fille qu'il appréciait et qui vient de mettre fin à ses jours. Sept cassettes dans lesquelles elle parle des treize personnes qui l'ont poussé à commettre cet acte. Clay ne comprend pas : qu'aurait-il pu faire à cette fille qu'il avait peur d'aborder mais qu'il aurait tant voulu apprendre à connaître ?

Treize raisons de Jay Asher est un roman d'un peu moins de 300 pages, publié aux Editions Albin Michel dans la collection Wiz. Nous y découvrons divers personnages, tous liés les uns aux autres par une personne : Hannah.
Hannah était une lycéenne mal dans sa peau et sur laquelle la vie n'a cessé de s'acharner. Des tout petits rien aux coups durs, son monde et sa raison de vivre se sont effrités devant elle, sans qu'elle se sache que faire, ni à qui se rattacher. Pourquoi les gens se sont-ils acharnés sur elle ? Pendant tout le roman, nous apprenons à connaître et découvrir Hannah. Nous découvrons que ces touts petits rien, si insignifiants à la base, forment un tout, un petit truc qui lui enlève chaque fois quelque-chose auquel se raccrocher : confiance, ami, illusion, bonheur... Le désespoir d'Hannah apparaît au fur et à mesure que nous découvrons ce qu'elle a vécu et subit. Bien que nous sachions que l'inévitable s'est déjà produit, nous venons à penser que nous pouvons encore la sauver. Nous oublions qu'elle est déjà morte et nous nourrissons l'espoir vain que quelqu'un viendra la sauver. Hannah est vraiment un personnage fort, qui expose les faits, fait crier sa colère mais qui ne m'a jamais paru injuste dans ses dires.

Clay est notre deuxième protagoniste. C'est un garçon gentil, sensible et timide qui n'osait aborder Hannah qui pourtant, lui plaisait beaucoup. Avant qu'il n'entende sa propre face, il se remet beaucoup en question, se remémore différents évènements afin de trouver ce qu'il aurait pu faire ou dire. Comme lui, nous redoutons cette face car nous apprenons à connaître et apprécier Clay. Et quoi qu'il ait fait, nous savons que ce n'est pas un mauvais garçon. J'ai d'ailleurs été un peu déçue par cette partie. J'ai trouvé ça un peu trop "facile"...
Mais Clay, c'est aussi une sorte de médiateur entre Hannah et le lecteur. Comme nous, il commente certaines scènes qu'il découvre lui-même. Mais il nous apporte aussi des détails qui nous permettent une meilleure compréhension et appréhension des évènements.

L’histoire est étonnamment entraînante. Notre curiosité mal placée ? Elle est aussi agrémentée de surprise, qu’on pourrait parfois qualifier de coup de théâtre. L’histoire d’Hannah est une histoire à la fois banale et peu banale. Sa vie a surtout été ponctuée de malchance et d’effet boule de neige. Mine de rien, nous ne pouvons nous empêcher de réfléchir à ce que nous, nous ferions à sa place, ou ce que nous, nous avons fait, sans le savoir, à d’autres personnes. Car, sinon quelques-unes, aucune des personnes cités n’avaient l’intention de faire du mal à Hannah. Entre moqueries, jeux idiots et rumeurs, elle n’a su que faire et où trouver de l’aide…

Ce roman a su m’émouvoir au point de faire monter les larmes. Je me suis beaucoup attachée à nos deux personnages. J’avais envie de changer les choses, de crier, comme Clay, ma colère à certains évènements. Mise à part la face évoquant Clay qui m’a déçue, je n’ai aucun défaut particulier à reprocher à ce sombre roman, assez dur mine de rien, et qui nous oblige à nous remettre en question. Avec simplicité mais maîtrise, l’auteure parvient à atteindre son but : nous faire comprendre le calvaire qu’un souffre-douleur vit. L’histoire d’Hannah, c’est malheureusement une histoire qui est arrivée et qui arrive encore…

Concernant l’objet livre en lui-même, j’ai trouvé la couverture plutôt moyenne, mais la mise en page vraiment soignée ! Une écriture différente quand nous suivions l’un ou l’autre de nos personnages et les symboles play/pause/arrêt, qui permettent une bonne compréhension du roman.

Conclusion

Un livre bouleversant avec un thème fort, celui des souffre-douleur, deux personnages attachants et une mise en page soignée. Un roman qui émeut et qui nous entraîne dans un sombre univers dont nous sommes, malgré nous captivé, par une sorte de curiosité morbide. L’auteure expose avec simplicité mais efficacité, un phénomène courant de notre société, et qui doit changer.
Un roman à découvrir et à faire découvrir.


Lu en lecture commune, organisée par Flo Tousleslivres.
Voici les chroniques des autres participants : Zina, Cendre_MgE, Lavinia, Lady-Citation, Bubulle, Alcyone, SnowWhite, EnjoyBooks, Kincaid40, Mathilde C, Stephanie-plaisir de lire, biblimi

Compte pour les challenges :



lundi 21 janvier 2013

Le livre à écrire de Constance Larsen



Le livre à écrire de Constance Larsen est un petit roman de 196 pages, publié aux Editions Publibook dont je remercie Janyce, la service presse, pour cet envoi. Hélas, vous l'aurez compris au vu de la note, cette autobiographie ne m'a pas plu. 

Le début était pourtant intéressant. J'aimais beaucoup le style d'écriture de l'auteure et sa manière de montrer les défauts et les qualités de toutes les personnes dont elle parlait. Contrairement à d'autres autobiographies qui accusent davantage les membres de leur famille, j'ai trouvé que l'auteure ne tombait pas dans ça.
Malheureusement, il y a eu un point de rupture. L'auteure commence à nous raconter quelques anecdotes très intimes de son enfance/adolescence, qui m'ont mises très mal à l'aise. J'ai pensé aux membres de sa famille qui pourrait lire ce livre et ça m'a encore plus mis mal à l'aise. C'est à partir de ce moment que j'ai décroché...

Dans la quatrième de couverture, le résumé mettait en avant le mystère entourant le suicide de Marie, la plus petite sœur de l'auteure. Mais cette partie n'est relatée que dans les 30 dernières pages et j'ai trouvé cela dommage. Pour sûr, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'une autobiographie, mais l'auteure parlant elle-même d'autofiction, je pensais avoir affaire à un déroulement davantage proche d'une enquête. Car cette histoire qui n'arrive qu'aux autres est digne d'un thriller. J'avais d'ailleurs cette impression en lisant la fin du roman, d'avoir affaire à une totale fiction. Se rappeler que c'est vrai est encore plus troublant...

Donner son avis sur une autobiographie est quelques-chose de particulièrement dur. Je ne peux me permettre de juger l'auteure, qui m'apparaît comme une femme forte. Son style d'écriture m'a bien plus mais certains éléments racontés auraient dû, à mon sens, ne pas l'être car ils révèlent trop de l'intimité. Ces passages m'ont mis mal à l'aise et j'ai fini par décrocher. 

Je recommande ce roman aux personnes ayant davantage l'habitude de lire des romans autobiographiques et qui sauront certainement mieux que moi apprécier ce livre.

mercredi 8 février 2012

La voix derrière la porte de Rune Michaels



J'ai trouvé ce petit livre de 150 pages à la bibliothèque. J'avais envie de quelques choses de différents de mes dernières lectures qui sont plus fantastique/fantasy/dystopie, de pleurer un peu et d'un roman cours que je ne traînerais pas cent-cinquante ans. Bref, je ne m'attendais à rien de ce livre, juste de me vider un peu la tête.

La voix derrière la porte est un petit roman de 150 pages et quelques, qui se lit en une petite heure. Il parle de Daze, alias Daisye de son vrai prénom, une petite fille de onze/douze ans, qui a perdu sa mère depuis... quelques années. Mais un soir, elle entend sa voix derrière la porte. Jusque là, rien d'étrange : les fantômes sortent la nuit. Mais quand elle commence à l'entendre la journée... elle pense devenir folle. Bref, elle a été très affectée par la mort de sa mère et tente de vivre le plus normalement possible entre un petit frère encombrant et un père un peu maladroit.

En lisant le résumer, je m'attendais à tout, sauf à ça. Pour moi, Daze était atteinte d'une psychose, elle entendait des voix... Bref, je ne m'attendais pas à la situation de ce livre qui mélange un peu tout. Du fantastique à la SF pour au final revenir à de l'Histoire de vie... J'avoue que ça m'a beaucoup déstabilisée. Mais au final, nous avons un magnifique coup de théâtre, vraiment imprévisible.
Pourquoi tout fonctionne dans ce livre ? Parce qu'il est très cours et que les pages se tournent très vite. Malgré un début déroutant qui m'a laissé perplexe, je suis ressortie de ce livre en larmes, saisie et bouleversée.

En conclusion, voici un petit livre vraiment sympathique que je vous conseille pour une lecture un peu plus young adulte. Daze est intéressante, l'histoire vraiment bien menée malgré un début déroutant.

mardi 8 novembre 2011

Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine De Vigan



Quand j'ai choisi de lire ce livre, je ne m'attendais pas à ce que ce soit une histoire vraie, un témoignage sur sa mère. Je l'ai choisi car j'adore cette auteur. Puis, je l'ai découvert au fur et à mesure de mes lectures des chroniques sur les différents blog. Autant vous dire que je partais avec un grand a priori sur ce livre dont je n'entendais que du bien et des coups de coeur... 

Je tiens à préciser que ce roman ne suivra pas mon plan habituel de critique car il n'y prête absolument pas.

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan est un roman de presque 500 pages que l'auteur a rédigé pour faire le deuil de sa mère. C'est donc une histoire vraie (ou quasiment), une sorte de témoignage. Il est vrai que je lis peu de témoignage car, trop proche de la vérité, ils me rappellent trop souvent la dure réalité de la vie. 
Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, Delphine de Vigan ne rend pas ce livre larmoyant, elle ne décrit pas un portrait tout rose ou tout noir de sa mère : elle en dresse un tableau gris, avec des taches plus claires, d'autres plus sombres, mais sans jamais la condamner. Elle aimait énormément sa mère même si elle lui en a parfois voulu, elle n'a jamais voulu la condamner et ce roman n'a pas non plus ce but. 

Lucile, le personnage central de ce livre, est mystérieuse, attirante et attachante mais elle nous glisse un peu entre les mains. J'ai eu un peu de mal à me faire une véritable idée de cette femme. Peut-on la juger folle ? Ou est-ce juste le destin qui s'acharnait sur cette famille ? 

Ce roman est vraiment à la fois très sombre mais lumineux. C'est vraiment cette sensation que je garde de ce roman, une sorte de tableau sombre et lumineux à la fois, un mélange de joie et de peine, de vie et de mort. J'ai vraiment été horrifiée par le destin de cette famille. Par contre j'ai vraiment admiré la force de cette famille, plus ou moins soudée, où vérité et mensonge semble cohabiter (en tout cas, beaucoup de contradiction) dans le silence.

Je décrirais ce roman comme pudique : l'auteur expose les faits, annote ici ou là les évènements sans pour autant imposer son jugement. Elle dit ce qu'elle pense, ceci n'engage qu'elle. 

Du fait, que retenir de ce roman ? C'est un roman plein de profondeur qui nous entraîne malgré nous dans un univers sombre. L'histoire, parce que vraie, est vraiment... incroyable, révoltante, horrible, merveilleuse... un peu de tout ça à la fois. L'écriture est maîtrisée (Delphine de Vigan n'en est pas à son premier roman non plus !) et parfaite ! 

Je recommande vraiment ce roman pour une bonne dose d'émotion, une belle leçon de vie, un magnifique hommage d'amour entre un mère et sa fille. Ce fut pour moi un coup de coeur !!
Un roman adulte que je ne recommande pas avant 15/16 ans


Un passage 

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. 
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. 
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » 

Une présentation du livre par l'auteur




Lu dans le cadre :


les matchs de la rentrée littéraire


Retrouver le livre ici :
CLIC
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