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mercredi 28 mars 2012

Cheval de guerre



Première vidéo en fin de page...

Sortie : 22 février 2012
Genre : Drame
Acteur : Jeremy Irvine, Niels Arestrup, Emily Watson, Tom Hiddelston, Peter Mullan, Benedict Cumberbatch, David Thewlis, Toby Kebbel
Réalisateur : Steven Spielberg
Durée : 2h27

Attention : Film à partir de 10 ans


Mon avis :

Ce n'est pas qu'une histoire de cheval


Je ne suis pas une fanatique des chevaux, je préfère le prévenir. Je les aime comme j'aime les autres animaux. Je précise cela pour expliquer ma vision du film !

Quand j'ai proposé à ma famille d'aller voir ce film au cinéma, ils m'ont tous dit "ça va être une histoire de cheval..." Mais pas du tout ! Certes, je ne peux nier que l'on voit un cheval pendant tout le film, que l'on suit ce cheval tout le long du film mais cela va bien au-delà de ça.

Reprenons au commencement. Ce film, Cheval de Guerre ou War House, est adapté d'un roman de Michael Morpurgo, du même nom. Pour ceux qui ne connaissent pas cet auteur, il a publié Soldat Peaceful, que j'ai lu il y a quelques années et qui fut un coup de coeur ! (histoire dressée aussi pendant la première guerre mondiale...)






[Si vous voulez le lire, vous avez toutes les références ! Perso, je ne l'ai pas [encore] lu]

Le roman a été adapté par Steven Spielberg et met en scène un bel étalon (pardonnez ma culture nulle en cheval, pour moi c'est juste un étalon...) du nom de Joey et Albert, un garçon de ferme. Immédiatement, ils s'entendent comme deux frères. Joey est vraiment un compagnon extraordinaire ! Mais la Première Guerre Mondiale éclate et sépare les deux amis, l'un trop jeune pour s'engager, l'autre vendu par nécessité...

Sauf que Joey ne restera pas longtemps aux mains du Capitaine Nicholls (Tom Hiddelston) et tout au long de l'histoire, il va changer de partenaire... Le suspens est : la boucle sera-t-elle bouclée ? Reviendra-t-il à son premier partenaire ? Sera-t-il mort juste après les retrouvailles ? Juste avant ? Ou ne mourra-t-il jamais ? Ou ne se retrouveront-ils jamais ? Autant de questions qui font filer les 2h30 de film ! Il est vrai que nous n'avons pas le temps de nous ennuyer durant ce film car les actions s'enchaînent rapidement, c'est la guerre...

Attention : on ne nous décrit pas l'horreur de la première guerre mondiale, malgré quelques scènes dans les tranchées qui explique que le film soit à partir de 10 ans... Cependant, on voit rapidement l'espoir que suscite cet extraordinaire étalon, jusque la magnifique scène juste après la fuite de Joey à travers le No man's land (que l'on aperçoit dans la bande annonce).

Ce cheval est l'incarnation du courage, de la loyauté, de l'intelligence, de la détermination et de l'espoir...

Sinon Niels Arestrup, je ne connaissais aucun des acteurs. Jeremy Irvine (alias Albert) est une très belle découverte. On le voit très peu à partir du moment où il est séparé de Joey mais je l'ai trouvé très doué ! J'ai aussi pu admirer le jeu d'une actrice que je ne connaissais pas non plus : Emily Wastson (alias Rose, la mère d'Albert). J'ai trouvé que son jeu avait vraiment le caractère d'une femme forte et qui ne se laisse pas abattre. Le meilleur moment est quand elle sort les griffes avec David Thwelis, le propriétaire de la ferme ! (pour ceux qui ne savent pas qui est David Thwelis, il joue Remus Lupin dans HP !)

Autrement dit, le jeu des acteurs n'est pas un problème dans ce film ! Au contraire, je n'ai aucune remarque négative à faire de ce côté, ni du côté de l'histoire. Quant aux paysages, ils étaient, eux aussi, parfaitement adaptés et très beaux ! Ce ne fut pas un coup de coeur car il manquait ce petit quelque chose qui m'aurait fait encore plus aimer, encore plus pleurer... Oui, j'ai pleuré et je n'étais pas la seule dans la salle ! Ce film est vraiment fort en émotion, quelques pointes d'humours, beaucoup de tristesse...

Mais, j'ai quand même un point négatif à vous faire part (eh oui, il en faut bien un ^^). Celui-ci concerne les figurants, du moins, les acteurs mis avec les figurants. Enfin, c'est bien joli de reprendre les mêmes personnes pour jouer un autre rôle mais dans ce cas, faut le cacher parce que les morts qui reviennent à la vie et qui sont allemands et plus anglais ou vice versa... Sans avoir un oeil aiguisé, on remarque facilement cette erreur dans le film. Mais ça ne nuit pas à l'histoire...

En conclusion

J'ai beaucoup aimé ce film, avec des scènes splendides et cet animal qui représente tout ce que l'humanité à perdu dans cette guerre. Beaucoup d'émotions, d'actions et de très bons jeux d'acteurs. Je n'ai plus qu'une hâte : lire le livre !!

Je recommande ce film pour les amateurs de chevaux (évidemment ^^) mais aussi pour ceux qui aiment les films sur la guerre ; et à ceux qui ont envi de découvrir ce film, je les y encourage !

Une suite ?

En film, pas que je sache. Mais en livre, visiblement :






Vu en VF, 2D

Bande annonce en français






Film Review





lundi 5 mars 2012

Guerre du monde Emergé, tome 3 : Un nouveau règne de Licia Troisi



Attention, à ne pas lire si vous n'avez pas lu le deuxième tome ! Vous pouvez juste lire la conclusion sinon...

Nous retrouvons notre Doubhée, en mission avec Theana, dans le but de tuer Dohor. D'un autre côté, Sennar et Lonerin poursuivent un autre but et encore à côté, Ido et San se rendent dans le Monde Immergé pour s'y cacher. 
Mais si ces trois missions étaient vouées à l'échec ? 

De 541 pages, ce dernier tome de ce second cycle est un peu plus épais que les deux précédents. Mieux aussi ? Vous allez voir...
Tout d'abord, un point sur les personnages !

Contrairement à Nihal, à laquelle je m'étais attachée immédiatement, Doubhée ne m'a pas franchement emballée dans les précédents tomes. Froide, sauvage, j'avais un peu de mal à la saisir et surtout, je n'aimais pas la manière dont elle traitait Lonerin... Mais à la fin de ce tome, j'avais vraiment appris à la connaître et je me suis vraiment attachée à elle. J'ai trouvé que, contrairement au deux précédents, elle paraissait plus humaine... Il faut dire, qu'un évènement majeur arrive ! (et j'en suis bien contente, vous verrez !)

Parmi les anciens personnages, j'ai été très déçue par Sennar. C'est un vieillard aigri, injuste, parfois méchant avec Lonerin ou San ! Bien que je comprenne sa douleur et sa tristesse, cela n'excuse pas tout ! 
Quant à Ido, je l'ai aussi trouvé vieilli mais c'est vraiment un personnage qui est marqué dans mon estime et il n'en ait pas descendu...

Lonerin ne m'a pas vraiment marqué dans ce tome. Au final, son rôle devient un rôle relégué au second plan alors que c'est un acte majeur qu'il doit accomplir. Pour cela, j'ai été déçue aussi. Par contre, j'ai adoré découvrir Theana ! C'est vraiment une jeune fille courageuse. Même si on la trouve un peu stupide de partir avec Doubhée, on apprend à la connaître. Elle va devenir une alliée de poids pour notre héroïne.

Et mon personnage préféré, celui qui m'a fait le plus pleurer, c'est San, le petit-fils de Nihal. Il lui ressemble tellement ! 

Et concernant l'histoire ? Qu'en dire ?
Tout d'abord, nous suivons quatre groupes environ, en parallèle. C'est une approche que j'aime beaucoup. Cependant, le groupe de Sennar-Lonerin m'a beaucoup déçu. J'ai aimé découvrir qui était San et Theana. Ce sont vraiment deux personnages très attachants. 
L'aventure est semée de rebondissement, le doute quant à la fin plane longtemps : Comment cela va-t-il finir ? Qui va survivre ? Nos deux anciens héros, Ido et Sennar, sont-ils encore de taille ? La nouvelle génération vaincra-t-elle ? Pleins de questions auxquelles nous avons des réponses que j'ai trouvé logique, qui tombent sous le sens.

J'ai pleuré pas mal de fois dans ce livre (pleuré ou presque), je l'ai vraiment trouvé poignant, notamment avec San. C'est certainement mon personnage préféré ! (après Nihal !)

Concernant la fin même de la série, je resterai vague : elle m'a parfaitement convenu, excepté un point... Du moins, j'espère avoir la suite dans le nouveau cycle car il y a un personnage pour qui ça se finit un peu en suspend... 

En conclusion : 

J'ai eu plaisir à lire ce livre, même si j'ai mis beaucoup de temps, au final, il en valait vraiment la peine. Malgré quelques longueurs, je suis bien rentrée dans l'histoire, j'ai appris à aimer les personnages et à les connaître. Ce tome et cette série ne sont pas des coups de coeurs pour moi, mais ça vaut le détour !

La question que l'on me pose souvent : Cette série vaut-elle celle de Nihal ?

La réponse va être franche : pour moi, ce cycle est un cran en dessous de celui de Nihal. J'avais vraiment eu un coup de coeur pour la première série mais pas pour celle-ci. Néanmoins, c'est une bonne série, que je recommande vraiment pour les amoureux de fantasy. Et pour ceux qui hésitent encore, je vous conseille vraiment de la lire ! Vous ne serez pas déçu.

Vous pouvez trouver les chroniques des cinq autres tomes dans mon sommaire, au nom de Licia Troisi !

mardi 31 janvier 2012

Hunger Games, tome 3 : La révolte de Suzanne Collins



NB : Je fais ma critique à chaud ! La première partie contient des spoilers pour ceux qui n'ont pas lu le deuxième ! La seconde partie, cachée, est seulement pour ceux ayant lu le livre !

Nous retrouvons notre héroïne Katniss, dans le district Treize, qui tente de se rétablir. Rapidement, on lui demande de devenir le symbole de la rébellion : le geai moqueur. Mais pourquoi le deviendrait-elle ? Et quel  prix devra-t-elle payer si elle accepte ?

Autant prévenir les futurs lecteurs : n'attendez aucune compassion de la part de l'auteur ! C'est une révolte, une guerre, et une guerre est toujours impitoyable ! C'est l'un des points forts du livre : le semblant de réalité que l'auteur met en place en n'épargnant personne... 

La plume de l'auteur dans ce dernier tome est certainement la meilleure ! Le suspense est à son comble, les actions s'enchaînent, et l'horreur est dépeinte avec tact, sans en faire trop mais toute la suggestion est là. Les personnages évoluent et je suis d'accord avec les décisions de l'auteur...

En bref : ce tome est pour moi un coup de coeur, aussi horrible soit-il. Je suis encore toute retournée par cette fin mais l'auteur à, selon moi, fait le bon choix ! J'admire véritablement le courage des personnages même si quelques passages ont valu une relecture afin de mieux comprendre certaines suggestions...

A partir de maintenant : SPOILERS !

Le déroulement de l'aventure tombe sous le sens, le dénoue aussi. Pour moi, Coin méritait autant de mourir de Snow après ce qu'elle a fait ! Mais était-il nécessaire de faire mourir Prim ? J'aimais tellement ce personnage ! J'ai d'ailleurs du relire trois fois le passages car il semble que j'ai refusé de lire les mots qui étaient écris ! Je crois que j'étais vraiment en état de choc ! Ce roman m'a véritablement absorbée et j'avais l'impression de connaître vraiment les personnages !

Je suis contente de Katniss choisissent Peeta ! C'est ce que j'espérais ! Et puis, ça tombe sous le sens : seul lui pourra comprendre ce qu'elle a vécu. De plus, je rends aussi Gale responsable en partie de la mort de Prim. Mais bien avant, je l'aimais de moins en moins, à jouer son gros dur... 

A la fin, Katniss en ressort traumatisée et je trouve ce point vraiment très bien de la part de l'auteur ! Elle nous le fait vraiment bien ressentir, à quel point sa vie est détruite mais surtout, ce que j'ai aimé, c'est que contrairement à souvent, il y a ce traumatisme qui ressort ! Généralement, le héros reste le héros, on ne le voit pas s'effondrer à ce point malgré toutes les épreuves ! Cela rend Katniss plus humaine ! Pour moi, c'est vraiment un très bon point qu'elle ait pris le temps de décrire ces passages !

J'ai aussi appris à apprécier Haymitch qui se conduit presque en père auprès de Katniss. Finalement, ces deux là n'étaient pas fait pour s'entendre et finissent en se veillant l'un sur l'autre !

Le point négatif, est la fin de la bataille. Beaucoup l'ont décrite comme expédiée et c'est vrai que c'est dommage que Katniss n'y participe pas activement... Au final, elle l'apprend par la bouche de tiers alors qu'il serait tombée sous le sens qu'elle y participe activement... C'est aussi une autre approche, peu commune et intéressante !

N'hésitez surtout pas à me faire part de vos impressions !!! 

mardi 10 janvier 2012

Il faut sauver le soldat Ryan de Max Allan Collins



Si vous vous demandez s'il s'agit du livre du film, la réponse est oui. Il vous faut tout d'abord savoir que j'ai découvert ce film il y a quelques mois seulement et que j'en suis devenue vraiment fan tellement je l'ai adoré ! Je connais toutes les répliques par coeur ! Et puis je suis la plus grande fan de Tom Hanks ^^ (mais je n'ai pas encore vu tout ses films ^^)
Bref bref, le livre !

Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire : L'histoire se déroule quelques jours après le débarquement américain en Normandie, soit en juin 1944. Un groupe de 8 hommes est sélectionné afin de ramener chez lui le deuxième classe James Francis Ryan car il est le dernier des quatre frères encore vivants (s'il l'est en fait, on en sait rien...)

Max Allan Collins a été écrit ce livre d'après le scénario établit pour le film. J'en ai donc déduit que le film était paru avant et cela me chiffonne pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, ce que j'ai apprécié : 
En lisant le livre, j'ai appris à connaître un peu plus les personnages. Alors que Jackson (le tireur d'élite blond) paraît vraiment être un gros dur et limite fanatique dans le film, il est décrit ici comme quelqu'un avec un peu d'humanité. J'ai aussi appris d'où venait ces hommes même si les informations restent brèves.
J'ai aussi apprécié reconnaître des citations directes du film ! J'ai vraiment retrouvé la même ambiance dans ce livre que dans le film même si je pense que le fait de connaître aussi bien le film fausse certainement la vision de l'histoire du livre : je mettait moi-même en place le décor et non le créait avec les informations fournies par l'auteur. 

Ce que je n'ai pas apprécié ensuite : 
Il n'y a pas beaucoup de différences d'actions, sinon une étape surtout. Par contre, il y a vraiment des différences... idiotes !!! 
Tout d'abord, la couleur des cheveux et le caractère d'un personnage qui est complètement différent ! 
Voici Reiben dans le film : 
Dans le film, il est brun aux yeux bleus et c'est un peu le... le beau mec du film quoi, qui se la pète, qui se rebelle... Bref, vous voyez le genre !
Dans le livre, il est d'origine juive et irlandaise, il est roux et c'est le mec un peu lourd avec beaucoup d'humour mais un peu naïf ! Absolument pas l'image du film !!! 







Ensuite, il y a une différence de prénom !!! Ainsi, Adrian devient Anthony et Timothy simplement Tim... 
Avant dernière remarque : ceux qui ont vu le film se souviennent certainement de l'expression foupoudav, soi-disant allemande ! Dans le livre, elle se transforme en foobar et elle n'est jamais expliquée ! C'est quand même un des points importants, parce que ça prouve qu'à la fin, Upham est accepté et qu'il est moins naïf ! 
Et enfin, la dernière remarque : la traduction ! Ainsi, le foupoudav devient foobar mais surtout, le docteur devient infirmier !!! Mais ce n'est même pas logique ! Parce que un, il est vraiment docteur dans le film et de deux, l'auteur écrit bien que Wade a fait médecine et qu'il est docteur, mais tout le monde l'appelle infirmier... Comme un problème quelque-part !!! 

Pour conclure : Malgré ces points négatifs qui m'ont tout particulièrement énervé, j'ai tout de même passé une agréable lecture ! L'histoire est vraiment la même que dans le film (malgré quelques détails différents) avec certaines répliques identiques ! Pour les fans de ce film, je vous le recommande ! Mais attention, le livre n'est plus en vente, vous pourrez donc le trouver 
ICI    (vous pouvez d'ailleurs devenir mon filleul si vous n'êtes pas encore inscrit !)
ICI 

Ma chronique du film : 





 
+1 = 2/15

mardi 8 novembre 2011

Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine De Vigan



Quand j'ai choisi de lire ce livre, je ne m'attendais pas à ce que ce soit une histoire vraie, un témoignage sur sa mère. Je l'ai choisi car j'adore cette auteur. Puis, je l'ai découvert au fur et à mesure de mes lectures des chroniques sur les différents blog. Autant vous dire que je partais avec un grand a priori sur ce livre dont je n'entendais que du bien et des coups de coeur... 

Je tiens à préciser que ce roman ne suivra pas mon plan habituel de critique car il n'y prête absolument pas.

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan est un roman de presque 500 pages que l'auteur a rédigé pour faire le deuil de sa mère. C'est donc une histoire vraie (ou quasiment), une sorte de témoignage. Il est vrai que je lis peu de témoignage car, trop proche de la vérité, ils me rappellent trop souvent la dure réalité de la vie. 
Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, Delphine de Vigan ne rend pas ce livre larmoyant, elle ne décrit pas un portrait tout rose ou tout noir de sa mère : elle en dresse un tableau gris, avec des taches plus claires, d'autres plus sombres, mais sans jamais la condamner. Elle aimait énormément sa mère même si elle lui en a parfois voulu, elle n'a jamais voulu la condamner et ce roman n'a pas non plus ce but. 

Lucile, le personnage central de ce livre, est mystérieuse, attirante et attachante mais elle nous glisse un peu entre les mains. J'ai eu un peu de mal à me faire une véritable idée de cette femme. Peut-on la juger folle ? Ou est-ce juste le destin qui s'acharnait sur cette famille ? 

Ce roman est vraiment à la fois très sombre mais lumineux. C'est vraiment cette sensation que je garde de ce roman, une sorte de tableau sombre et lumineux à la fois, un mélange de joie et de peine, de vie et de mort. J'ai vraiment été horrifiée par le destin de cette famille. Par contre j'ai vraiment admiré la force de cette famille, plus ou moins soudée, où vérité et mensonge semble cohabiter (en tout cas, beaucoup de contradiction) dans le silence.

Je décrirais ce roman comme pudique : l'auteur expose les faits, annote ici ou là les évènements sans pour autant imposer son jugement. Elle dit ce qu'elle pense, ceci n'engage qu'elle. 

Du fait, que retenir de ce roman ? C'est un roman plein de profondeur qui nous entraîne malgré nous dans un univers sombre. L'histoire, parce que vraie, est vraiment... incroyable, révoltante, horrible, merveilleuse... un peu de tout ça à la fois. L'écriture est maîtrisée (Delphine de Vigan n'en est pas à son premier roman non plus !) et parfaite ! 

Je recommande vraiment ce roman pour une bonne dose d'émotion, une belle leçon de vie, un magnifique hommage d'amour entre un mère et sa fille. Ce fut pour moi un coup de coeur !!
Un roman adulte que je ne recommande pas avant 15/16 ans


Un passage 

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. 
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. 
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » 

Une présentation du livre par l'auteur




Lu dans le cadre :


les matchs de la rentrée littéraire


Retrouver le livre ici :
CLIC

dimanche 11 septembre 2011

L'embrasement, tome 2 de Hunger Games de Suzanne Collins






Après avoir survécu aux jeux et découvert qu'elle était désormais l'ennemie numéro 1 du Capitole, Katniss rentre chez elle et tente de reprendre une vie pour le moins normale. 
Mais le Capitole est bien décidé à lui faire payer son affront...

Dans ce second tome, nous retrouvons nos deux héros, Peeta et Katniss, de retour au district 12. Tous deux tentent d’apprendre à vivre avec leur passé dans les jeux et de se reconstruire. Mais les sentiments qui les lient l’un à l’autre sont obscurs et la relation qu’ils ont eu ensemble dans l’arène à des retombées sur leur vie actuelle.
Mais nos deux héros, bien que marqués à vie par l’expérience traumatisante qu’ils ont vécu, n’ont pas vraiment changé.
Peeta demeure l’amoureux attentif, intelligent, doux, courageux et charismatique tandis que Katniss reste méfiante, imprudente, fougueuse, courageuse mais aussi perdue entre ses sentiments pour Peeta et ceux pour Gale. Et surtout, elle veut protéger les gens qu’elles aiment contre la vengeance du Capitole qui ne saurait tarder.

Dans L’embrasement, Suzanne Collins nous emmène dans 400 pages effroyablement prenantes. Si le premier tome m’avait plus sans pour autant être un coup de cœur, ce second tome de Hunger Games est pour moi un coup de cœur qui confirme le best-seller de cette série ! Contrairement au premier tome qui était plus ou moins prévoyant malgré beaucoup de suspense, ce tome-ci nous emmène de coup de théâtre en coup de théâtre ! Du suspense, oh que oui ! Jusque la dernière ligne qui nous laisse complètement sur notre faim !

Vous l’aurez compris, ce roman est tout simplement génial : action et suspense sont les deux mots qui le caractérisent. On y retrouve aussi de l’amour, de la cruauté et de la politique…

Pour conclure, un deuxième tome qui est un véritable coup de cœur, qui remonte la série bien plus que le tome 1 avec beaucoup plus d’action, de suspens et de révélation. Pour ceux qui hésitent encore à lire cette série, n’hésitez plus ! Katniss vous entraînera dans un monde futuriste au bord de l’apocalypse… 

mardi 30 août 2011

Tout près le bout du monde, Maud Lethielleux





Quatre personnages, quatre secrets. Trois enfants, une adulte. Quatre personnes qui vont se retrouver à La ferme du bout du monde et qui vont d’avoir apprendre à se connaître. Quatre personnes brisées par la vie et qui vont devoir se redresser pour se battre…

Tout près le bout du monde est un livre de Maud Lethielleux d’un peu plus de 500 pages et qui laissent la parole à trois enfants de 10 à 17 ans.
En effet, nous avons entre les mains 3 journaux intimes qui retracent la vie de ces jeunes chez Marlène.
Marlène n’est pas vraiment une éducatrice, c’est une jeune femme que la vie a trahi, il y a longtemps, et qui veut aider les jeunes à se remettre dans le droit chemin. Marlène écrit elle-aussi mais nous ne lisons pas son journal, nous la découvrons au travers des journaux des trois héros et nous apprenons lentement qui elle est. C’est la première fois qu’elle accueille des jeunes, elle n’est donc pas vraiment expérimentée. C’est vers la fin que nous découvrons son lourd secret bien que nos questions sur Marlène ne reçoivent pas toutes de réponse à la fin du livre.

Le roman commence avec Malo. Malo est un petit garçon qui vit chez sa mère, et de père inconnu. Il est constipé. Il est vrai qu’au début, nous ne comprenons pas vraiment quel est le problème de Malo, ce gamin de 10 ans un peu perdu et si attachant, et nous pensons bien que cela va au-delà d’une « simple » constipation. Peu à peu, nous commençons à comprendre mais l’auteur maintient le suspens longtemps avant de dire explicitement pourquoi Malo est là.
Puis vient Djoul. Djoul, ce n’est pas son vraiment nom. Elle, contrairement à Malo, on comprend rapidement pourquoi elle est là. C’est un personnage vraiment renfermé, qui parle à bas mot, que la vie a complètement fauché et qui met beaucoup de temps à se relever. Elle recherche désespérément l’amour de sa vie et si elle finit par commencer à revivre, ce n’est que grâce à Solam.
Solam est un gars qui se la joue gros dur et qui est rempli de colère. Son problème reste vraiment obscur longtemps avant d’éclater, comme ça. Solam déteste tout le monde et pourtant, c’est lui qui finit par aider tout le monde. Sous ses airs de gros dur, il a un cœur gros comme le monde. Il est le premier à découvrir le problème de tout en chacun et c’est souvent avec sa partie que nous découvrons la vérité. Son journal est en réalité une correspondance avec Marlène, mais à sens unique. Il est « vénère », il va « tout péter » et « se barre rapidement de chez toi, mamie ». Autant dire qu’il est plutôt direct et pas toujours poli mais c’est un personnage très attachant que l’on apprend à connaître.

C’est tout d’abord le titre qui m’a attiré vers ce livre puis la quatrième de couverture, absolument trompeuse sur le livre. Je ne m’attendais absolument pas à ça et j’ai vraiment été surprise… en bien.
Ce livre ne se contente pas d’effleurer la surface des personnages et de leurs problèmes, il creuse vraiment jusqu’au bout, brise lentement la carapace de chacun. Les personnages évoluent vraiment le long du roman et il est très intéressant de voir l’avis de chacun pour une même chose.

Malgré quelques longueurs, j’ai vraiment été absorbée par ce livre bourré de sentiments contradictoires. Je me suis attachée aux personnages et j’ai eu envie de les découvrir toujours plus, de les aider à surmonter leurs épreuves.

Pour conclure, ce livre est une petite merveille pour une lecture agréable, bourrée de sentiments, intéressante tant du point de vue des personnages, des secrets, de l’histoire que de la capacité d’écriture et du suspens quant aux véritables raisons de leur présence à la ferme.
Je recommande ce livre pour toutes personnes cherchant un livre qui change, sensibles à l’émotion et aux problèmes des autres.

lundi 29 août 2011

Frisson, tome 1 de Frisson de Maggie Stiefvater





Grace et Sam sont amoureux mais c’est un amour impossible : elle est une humaine presque ordinaire ; lui est un loup-garou qui se transforme en humain pour la dernière fois…

Frisson est le premier tome d’une série écrite par Maggie Stiefvater. Publiés aux éditions Hachette, doté d’une couverture magnifique et d’une quatrième de couverture intéressante, ce roman de 480 pages nous entraîne dans l’amour impossible de Grace et Sam.
Nous alternons les passages entre Sam et Grace. Le livre commence avec Grace, une jeune fille presque ordinaire qui a été attaquée par les loups étant petite et sauvé par un loup aux yeux jaunes. C’est une jeune fille très attachante, sensible, avec du caractère et surtout amoureuse. C’est aussi une amie fidèle et une battante.
Quant à Sam, il est doux, attentif, craintif aussi, sensible, protecteur mais peut-être un peu trop pessimiste. Il n’en demeure pas moins un personnage attachant et un amoureux très tendre.

Que dire de ce roman ? C’est une petite merveille ! Une fois ouvert, impossible de le refermer tellement nous sommes entraînés ! Nos cinq minutes de lecture prévues se transforment rapidement en heure. J’ai aimé l’histoire de Grace et Sam, la clarté et l’intensité de leurs sentiments, le désespoir qu’ils ont tous deux, sans vraiment en parler, de se quitter pour toujours s’ils ne trouvent pas un remède jusque alors jamais découvert.
Ce livre est un hymne à l’amour, un roman où s’entremêlent l’espoir et le désespoir. Bien entendu, Sam et Grace ne sont pas les seuls personnages de ce roman et ces personnages secondaires sont tous intéressants les uns des autres, chacun bien différent d’un autre ce qui fait que l’on identifie rapidement tous les personnages.
Bien que l’histoire entre Sam et Grace soit le sujet principal, le livre tourne aussi autour de la disparition de Jack qui semble être liée aux loups…

En bref, ce roman est bourré de sentiment, avec du suspens aussi. Une histoire merveilleuse et j’ai vraiment hâte de lire la suite !

Je remercie Lecture Academy, Les Editions Hachette et l’auteur d’avoir organisé ce concours et surtout Lavoixdulivre (alias Ergail) de m’avoir permis de participer à cette chaîne et m’avoir fait découvrir un véritable trésor !

lundi 15 août 2011

Hunger Games, tome 1 de Hunger Games de Suzanne Collins



Dans des Etats-Unis futurs, un jeu est imposé chaque année : Le Hunger Games. La règle : 24 candidats, un seul survivant. Quand sa petite sœur est tirée au sort, Katniss n’hésite pas : elle prend sa place…

Dans ce premier tome de la trilogie du même nom, Hunger Games de Suzanne Collins est une dystopie d’un genre nouveau, publié aux Editions Pocket jeunesse. De presque 400 pages, ce roman nous entraîne dans une horreur sans nom…
Laissez-moi tout d’abord vous présentez les deux personnages principaux : Katniss et Peeta. Katniss est une jeune fille de caractère, maligne et courageuse. Peeta est un garçon beaucoup plus réservé, sensible et protecteur.

L’histoire est longue à démarrer. Je m’attendais à ce que le jeu débute tout de suite mais non. Cela n’empêche pas la première partie d’être intéressante et que déjà, le suspens s’installe.
Dans l’arène, j’essayais d’être à la place de Katniss. Cela nous semble monstrueux de tuer mais dans l’arène, on ne réfléchis plus comme ça. Le monde médiatisé et la violence ont une place entière dans notre société. Nous en sommes horrifiés et pourtant, si on regarde notre société actuelle, n’est-ce pas aussi le cas ? La violence n’est-elle pas médiatisée ?

Une aventure pleine de suspens dans laquelle l’auteur nous entraîne. Des morts poignantes et horrifiantes, beaucoup d’émotion et un tome qui s’arrête en plein élan et qui nous donne envie de lire le tome 2.

Pour tous, dès 13/14 ans.


Le dernier jour de ma vie, Lauren Olivier




Le dernier jour de ma vie de Lauren Olivier est un roman publié aux Editions Hachette, collection Blackmoon, d’environ 450 pages. C’est un peu dur de le classer dans un genre précis… Il raconte l’histoire de Sam qui revit sept fois la journée de sa mort… Pour quoi ? Car telle est la mort ? Pour se sauver ? Pour sauver quelqu’un d’autre ? Pour comprendre sa mort ? Une question dont nous n’avons la réponse qu’à la fin…

Au départ, Sam est une garce. C’est une de ces filles populaires qui se croit au-dessus des autres. Sa vie est parfaite : un groupe d’amies cool, un petit ami canon, la meilleure famille du monde… Bref, la belle vie. Une de ces filles qui ne pense qu’à elle ou plutôt, qui ne pense pas aux malheurs des autres. Au fil du roman, on la voit évoluer et on apprend à la connaître. On se rend compte qu’elle est une fille plutôt sympa mais que la popularité change les gens…
Ses amies sont comme elle. Lindsay est une extravertie médisante, Elody une traînée et Ally une menteuse. Pourtant au fil du roman, on découvre lentement qui elles sont vraiment et même si on ne leur pardonne pas tout, on s’attache à elle.

J’ai commencé ce livre avec enthousiasme. La perspective de voir sept fois la même journée m’a un peu refroidi. Dès le premier jour, les personnages m’ont été plutôt antipathiques : je ne les aimais vraiment pas ! J’ai tout de même poursuivi car l’écriture de l’auteur est ensorcelante. J’ai hésité à poursuivre après le deuxième jour mais j’avais envie de savoir et j’ai fini par le dévorer, totalement absorbée. Malgré les gros défauts des personnages, on s’attache vraiment à eux. Sam se métamorphose complètement et devient quelqu’un de bien…

De fait, nous nous retrouvons absorbés par ce roman que j’ai eu beaucoup de mal à commencer et les 450 pages finissent par s’avaler toutes seules. Nous nous rendons compte combien la vie est fragile et comment un détail peut tout changer.

En bref, un roman rempli d’émotion, ensorcelant, qui nous entraîne dans une course contre la mort, pour la vie, et nous donne un gros coup de poing au ventre. Une belle leçon sur l’amitié, l’amour et la vie…

Je recommande ce livre à tous, pour une lecture ado-adulte.

lundi 18 avril 2011

Jour sans faim de Delphine De Vigan




Un livre qui se dévore

Parfois, il faut savoir prendre du recul. Il faut savoir combattre. Combattre la maladie et soi-même. Trouver la force en soi de se relever avant qu’il ne soit trop tard. C’est ce que Laure a décidé de faire. Elle a décidé de vaincre l’anorexie…

Jour sans faim est le premier roman de Delphine de Vigan, publié dans l’édition de poche J’ai lu. C’est un petit roman d’histoire de  vie de 130 pages environ.

L’histoire se déroule en grande partie dans l’hôpital où Laure, notre protagoniste, séjourne dans le but de vaincre son anorexie. On ne découvre le prénom de Laure que plus tard dans le roman. Au début, on nous décrit l’image d’une jeune fille que l’on s’imagine très maigre et désespérée. Laure est en effet un personnage vraiment très attachant et plein de profondeur, dont sa tristesse, son sentiment d’être perdu, son appel à l’aide, sa candeur, sa fragilité et sa persévérance nous saisit. Nous nous attachons à cette jeune fille qui semble perdue, dépassée par les évènements et qui ne sait plus que faire. Petit à petit, au cours du livre, nous semblons découvrir quelques raisons qui a poussé Laure à commencer sa grève de la faim. Nonobstant, elle-même ne découvrant jamais la réponse, nous ne pouvons qu’émettre des suppositions.

Delphine de Vigan nous apporte un récit avec un narrateur externe, rédigé à la troisième personne du singulier. Les phrases sont courtes et les chapitres découpés en de nombreux paragraphes, renforçant l’émotion du texte. Il n’y a pas de suspense : nous lisons la vie de Laure à l’hôpital, sans autre formalité, les rencontres qu’elle y fait, son combat. Nous plongeons dans son passé comme dans son présent car Laure se remet en question, se remémore des souvenirs qui font mal et qui surgissent de sa mémoire.

C’est donc un beau roman que nous avons là, plein d’espoir et d’un combat pour vivre. Cependant, Jour sans faim n’est pas le meilleur roman de Delphine de Vigan. Toute personne désintéressée de ce sujet pourrait en effet rapidement refermer le livre et laisser Laure à son combat. Le style aurait pu être plus captivant cependant qu’il convient parfaitement à la situation. Je recommande ce livre à toute personne, pour un agréable moment.  

Zouck de Pierre Bottero




Anouck a une unique passion : la danse. Cependant, quand elle surprend une discussion de sa professeur de danse avec une des figures emblématique de sa passion, son monde chavire. Et impossible de se confier à sa meilleure amie, Maiwenn, qui est bien trop occupé par un amour bien trop passionnel. Commence alors une descente en enfer dont personne ne sortira indemne.

Pierre Bottero nous dresse Zouck dans un cadre temporel actuel, quelque-part en France. Notre protagoniste est une danseuse de danse classique, passionnée. Anouck, dite Zouck, a un bonheur de danser qui se transmet autour d’elle. Complexée par quelques kilos en trop, c’est à cette passion qu’elle sacrifie sa vie après une remarque surprise durant une conversation avec un grand danseur : Puisque son bonheur de danser ne suffit pas, elle perdra ces kilos. Abandonnée au même moment par sa meilleure amie, Maiwenn, personnage secondaire important, Zouck s’enfonce. Sa petite sœur et ses parents ne se rendent pas vraiment compte du danger mais Bérénice, la professeur de danse comprend vite ce qu’est réellement le régime de son élève préféré : l’anorexie. Elle sera la première à lui en parler et la soutiendra jusqu’au bout.
Viens ensuite Maiwenn. Maiwenn est grande, belle, mince, sensuelle… et est, sans le savoir, jalousée par sa meilleure amie mais d’une jalousie affective. Elle rencontre un homme par le net de qui elle tombe follement amoureuse. « L’amour rend aveugle », dit l’adage, et c’est aveugle de Maiwenn s’éloigne de Zouck, abandonnant son amie à son enfer et creusant son propre malheur.

Pierre Bottero nous décrit ici l’anorexie telle que cette maladie l’est : un petit complexe, son installation et le combat. Cependant, il reste vague quant à une guérison possible, son but semblant surtout être de décrire les ravages et comment elle peut s’installer. La fin ne donne aucun remède, juste un espoir.
Tout en décrivant cet enfer bien connue de la danse classique, Pierre Bottero transforme la maladie en quelque-chose de bienfaisant, comme tel le perçoit Zouck. L’écriture est simple mais forte, quelques figures de style, il y a quelques ellipses et l’histoire avance rapidement.
Nous ne savons si l’auteur s’est inspiré ou non d’un fait réel, cependant, le monde qu’il décrit est bien réel : cette passion et cette maladie sont étroitement liées, malheureusement.

Malgré une fin un peu rapide à mon goût mais laissé sur un espoir, ce livre est vraiment une splendeur, décrivant l’anorexie parfaitement. Je le recommande à tout le monde pour un moment plein d’émotions.

Quand vous liez ce livre de Sally Nicholls




Sam a onze ans, est atteint de leucémie et sa vie est en sursit. Pourtant, en compagnie de son ami Félix, quant à lui atteint d’un cancer, il a bien l’intention de vivre au mieux sa vie. Pourquoi pas écrire un livre ?

Quand vous lirez ce livre… est le premier livre de Sally Nicholls et vraiment un chef-d’œuvre. Ecrit du point de vu de Sam, c’est une sorte de journal où Sam y décrit sa vie et ses innombrables listes de tout et de rien, des choses qui lui importent et des questions sans réponses qu’il se pose.
Sally Nicholls nous entraîne dans un hymne à la vie où le quotidien est entravé par la maladie. L’auteur nous offre un livre bourré de sentiments et d’émotions auxquels il est bien dur d’être insensible. Sam et Félix sont des personnages très attachants.
Les pages se tournent très rapidement et sont très agréables. Nous sommes embarqués dans la vie de Sam comme un souffle de vent.

Ce livre est simplement fantastique, l’écriture talentueuse et l’histoire bourrée d’émotion. Pour tous !
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