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dimanche 24 mars 2019

Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa



Tout le bleu du ciel est paru aux Editions Carnetsnord. Son prix est de 21 euros. C’est un livre de bonne qualité et la couverture est vraiment bien réussie.

Emile a 26 ans et un Alzheimer précoce. Il sait que d’ici quelques mois il ne sera plus lui-même. Il ne veut pas imposer son déclin à ses proches et veut profiter du peu de temps qu’il lui reste pour faire un dernier grand voyage. Il décide de passer une petite annonce pour avoir un compagnon de voyage. Joanne y répond. C’est une jeune femme étrange, qui s’habille toujours en noir, ne sourit pas, semble éteinte.

mardi 9 janvier 2018

Précieuse, Histoire d'un enfant rêvé de Gaëlle Cornec



Résumé : À la suite de son diagnostic d'endométriose, elle sait qu'un bébé sera difficile à avoir. Il faudra passer par la procréation médicalement assistée. Parce qu'il est difficile de parler aux amis, à la famille et même à son amoureux de ce qui se passe dans son esprit et dans son corps, elle trouve un autre confident. Au jour le jour, elle raconte dans un journal de bord l'envie et l'espoir immenses, les questions, les découragements. Le chemin vers l'enfant rêvé est chaotique : parfois drôle, parfois dur, bien plus sinueux qu'elle ne l'avait pensé.

mercredi 11 mars 2015

Sans prévenir de Matthew Crow



Résumé : A quinze ans, Francis Wootton est passionné de vieux films, de musique rock et de lectures romantiques. Mais avant tout, il ne se prend pas au sérieux. Pas plus que les excentricités de sa mère et la désinvolture de son adulte de frère.
Lorsqu'on lui diagnostique une leucémie, ses priorités changent. Il y a l'horreur d'être retardé d'une année au lycée, la menace d'une calvitie imminente, la nécessite de retrouver sa plus belle chemise au cas ou une pop star lui rendrait visite pour une photo...
Mais il n'imaginait pas rencontrer Ambre, son caractère de chien son humour féroce, sa vulnérabilité désarmante et irrésistible.

mercredi 20 mars 2013

Vivants d'Isaac Marion



En LC avec La tête dans les livres dont vous pouvez retrouver sa chronique ICI


Vivants d'Isaac Marion est un roman de 320 pages environ, publiés aux Editions Bragelonne. Nous y suivons R, un zombie, qui va rencontrer et tomber amoureux de Julie... Mais un zombie ne doit pas ressentir de sentiments... R serait-il en train de changer ?

Il s'agit pour moi de mon premier roman où il est question de zombies, et j'ai été quelques peu déstabilisée au début. Nous sommes dans une narration interne et nous suivons les pensées de R. Mais s'il pense "normalement", le langage lui fait carrément défaut. Et cette différence entre sa manière de penser et sa façon de parler m'ont un petit peu gêné. Cependant, c'est surtout sa façon de penser et de relater les évènements qui m'ont troublé. Vous n'avez jamais été dans le cerveau d'un zombie ? Eh bien c'est une expérience étonnante mais que je ne regrette pas.

R n'est pas différent des autres zombies, à la base, mais il le devient suite à un enchaînement d'évènements particuliers et suite à sa rencontre avec Julie. C'est un personnage que j'ai beaucoup aimé voir évoluer et auquel je me suis attachée mine de rien. J'ai notamment ressentit de la pitié pour lui. Après tout, il est juste malade... J'ai aimé le découvrir, aimé découvrir sa vision du monde et son ressentit. Même s'il s'exprime d'une manière différente de nous, j'ai appris à le connaître et à l'apprécier. R étant le premier héros zombie que je côtoie, il demeure pour moi un personnage atypique, étonnant et poétique, doté d'un petit quelque-chose qui le rend sensible et incroyablement attachant.
Julie m'a elle aussi, beaucoup plu. C'est une héroïne intelligente et courageuse, qui ne reste pas prisonnière de ses préjugés. Son humanité au milieu de ses morts est comme une lumière dans le noir. J'ai apprécié sa franchise, son caractère et sa bonne humeur. Bien que méfiante, elle apprend, comme nous lecteur, à connaître et à découvrir R et finit par s'attacher à lui. Sa joie de vivre se répand tout autour d'elle et touche particulièrement R qui change à son contact. 

Une fois passée les deux premiers chapitres et emportée par ce monde proche de nous mais ravagé, j'ai beaucoup apprécié ma lecture. J'ai trouvé ce roman extrêmement poétique et bien construit. Les émotions traversent les pages et cet amour entre R et Julie m'a saisi car il est complexe. Nous sommes certes dans une romance post-apocalyptique, mais à aucun moment, je n'ai eu l'impression d'être dans une véritable romance. L'auteur nous transmettait comme un message qu’une amie bloggeuse a qualifié d'hymne à la vie. Après avoir laissé reposer mon avis, je la rejoins sur ce point : l'auteur, au travers de son roman, dresse un hymne à la vie et à l'espoir. Et pour un premier roman, je trouve qu'il met la barre haute et nous fait parvenir avec succès, un beau et fort message. 

Cependant, j'ai décroché du livre à la fin du deuxième tiers. L'histoire est dressée dans un monde post-apocalyptique où une maladie ramène les morts à la vie, mais en tant que zombie. Sinon les squelettes ambulants, le livre ne comporte aucun élément fantastique. Selon moi, le livre reste dans les domaines de la science et ne prend à aucun moment le chemin d'un roman fantastique. Ce roman semblait plausible. Mais la fin m'a contrarié. Peut-être suis-je trop restée terre mais je n'ai aimé la fin qui m'a semblé sortir du contexte. Comme le dit la bande annonce du film "Les zombies semblent changer au contact de l'amour de Julie et R." Sauf que je n'arrive pas à concevoir cela. Ça fait un peu trop Once upon a time et le vrai baiser d'amour qui guérit de tout. 

Malgré ce petit point qui a obscurcit ma lecture, je n'en garde pas moins un souvenir positif de ce livre qui fut une première dans le monde des zombies. C'est un récit poignant, doté de quelques actions et d'une pointe d'humour, qui pourrait avoir sa place dans les textes étudiés en cours. Son côté philosophie pourrait faire l’objet d’études.

Au niveau de l'univers, celui-ci reste très succinct et peu détaillé. L'auteur n'a pas cherché à travailler un univers complexe, qui pourrait pourtant l'être bien davantage. Il a souhaité rester simple, nous donnant le minimum d'information pour notre bonne compréhension. Peut-être est-ce ce manque d'information qui m'a empêché de saisir les rouages de la fin du livre...

Conclusion : 

Malgré une fin qui m'a un peu déçue, ce roman m'a beaucoup plus. Un récit poignant, qui fait passer un message fort d'espoir et de vie. Bien loin d'une romance ordinaire, nous tenons là une histoire philosophique avec des personnages attachants mais un univers peu détaillé. Ponctué ici et là d'action, ce livre se lit rapidement et m'a été très sympathique !


Bande annonce du film : (qui me plait bien d'ailleurs)

Mes premières impressions au travers de cette bande annonce sont positives. J'apprécie le choix de l'acteur qui reflète parfaitement mon image de R et j'admire déjà son jeu d'acteur. J'ai hâte de voir ce que donnera le film en entier !

Compte pour les challenges :

mardi 12 mars 2013

Meurs la faim d'Anne Calife




Tout d'abord, je voudrais remercier Babelio pour m'avoir envoyé ce livre.

Meurs la faim d'Anne Calife est publié aux Editions The Menthol House. Ce livre avait auparavant été édité sous le même nom aux Editions Gallimard mais l'auteur avait signé sous le nom d'Anne Colmerauer. J'ai d'ailleurs été abusée par cette nouvelle couverture et ce nouveau nom : j'avais déjà lu la version abrégée, il y a 4 ans. Ce livre a donc été pour moi une relecture, que j'ai abordée avec plus de maturité.

Dans Meurs la faim, nous suivons Maud, une enfant ordinaire, qui, du jour au lendemain, va être atteinte de boulimie. Le chemin vers la compréhension et la guérison sera long et il faudra beaucoup de force à Maud pour comprendre pourquoi, quel vide comble-t-elle avec la nourriture. Un roman semi-autobiographique d'après le post-scriptum à la fin du livre.

Ce livre se lit très rapidement, la police de caractère étant particulièrement grosse et les espaces entre paragraphes importants. Je trouve que l’auteure a su expliquer avec clarté les affres de la boulimie et le mal-être qui en ressort. Cependant, j’ai trouvé que le choix de l’auteure de rendre cet univers froid, glacial, nous empêchait de ressentir des émotions : je n’ai pas été émue par ce roman. Je n’ai pas non plus ressentit l’impuissance et le manque de contrôle quand une crise survient. De fait, j’ai l’impression d’être restée très extérieur au roman, de ne pas m’être attachée à Maud, de ne pas avoir ressenti de pitié et de compassion. Cette froideur est clairement voulue et justifiée mais, à mon sens, elle enlève quelque-chose au roman.

Il n’empêche que c’est un roman choc. La boulimie est une maladie encore tabou de notre temps, bien que reconnue (et c’est déjà un grand pas !) Contrairement à l’anorexie qui est mis en avant dans les médias et dont on parle beaucoup, la boulimie est encore très peu connue et les gens ont beaucoup de mal à concevoir cette maladie. Bien que restant très « soft » au niveau des détails, ce livre est assez dur psychologiquement même si l’auteure rend la chose accessible et atténue un peu la réalité.

Conclusion

C’est un roman qui devrait être lu dans les écoles. Nous n’avons certes pas de la grande littérature, mais le thème, la boulimie, y est traité avec justesse et froideur. Ce livre met en avant une maladie reconnue mais encore tabou et peu connue du public. Je recommande vraiment ce livre à ceux qui s’intéressent aux troubles du comportement alimentaire. Un roman que j’invite vraiment tout le monde à lire.

L'autre couverture :

Compte pour les challenges :

mercredi 18 avril 2012

Légende du Monde Emergé, tome 1 : Le Destin d'Adhara de Licia Troisi



Sans spoiler même si vous n'avez pas lu les cycles précédents



Pourquoi j'ai choisi ce livre ?

Parce que j'ai adoré les précédents cycles (vous pouvez retrouver mes chroniques dans ma rubriques "Chronique...")

Mon avis

Troisième cycle du Monde Emergé, Légendes du Monde Emergé est une suite quasiment directe de Guerre du Monde Emergé. C'est pour cela que je recommande de lire ce livre après avoir lu le cycle II pour une meilleure compréhension.

Dans ce nouveau livre, nous découvrons deux personnages. Notre héroïne, Adhara, est une jeune fille qui s'est réveillée au beau milieu d'un pré, amnésique. Attaquée par deux brigands, elle est sauvée par Amhal qui s'attache à elle et qui lui promet de l'aider à retrouver son passé... Mais une maladie inconnue apparaît brusquement et se propage très rapidement dans Le Monde Emergé. Celui-ci se retrouve bien vite avec d'innombrables morts. Mais si cette maladie n'était là que pour servir les sombres desseins du mal ?

Dans ce nouveau roman de 530 pages, Le destin d'Adhara, publié aux Editions Pocket Jeunesse, Licia Troisi nous dépeint deux personnages totalement différents mais auxquels on s'attache immédiatement.

Adhara est la pureté à l'état pure. Elle est d'une fragilité sans équivoque, que l'auteur nous fait parfaitement ressentir au travers des pages. Elle se retrouve dans un monde dont elle ne se rappelle rien, complètement perdue. Elle s'attache à Amhal comme une bouée de sauvetage avant que les sentiments ne deviennent bien plus. 
J'ai beaucoup aimé ce personnage, qui évolue en une jeune fille forte et combative. Je me suis immédiatement attachée à elle, avec une envie de la protéger de ce monde. C'est une héroïne très différente de Nihal ou Doubbhée, les précédentes, mais que j'ai vraiment adoré et que j'ai hâte de retrouver !

Quant à Amhal, il a quelque chose de ténébreux en lui. Apprenti chevalier du dragon, il vit avec un monstre, une rage qui survient à n'importe quel moment et qui le rend fou, qui le fait tuer et aimer ça. Il a très peur de faire du mal à Adhara mais celle-ci à aussi le pouvoir de le faire se maîtriser et de l'apaiser. C'est une sorte de paix que trouve Amhal auprès de cette jeune fille impuissante et terrifiée.
Si ce personnage évolue, il le fait beaucoup moins que Adhara. J'ai trouvé ce personnage attachant mais auquel j'aurais bien foutu quelques claques. Je ne comprends pas comment il puisse être aussi aveugle !!! (vous comprendrez en lisant le livre...)

Si l'on pouvait lire Guerres plus ou moins séparément de Chroniques, on ne peut lire Légendes sans avoir lu Guerres et je recommande même d'avoir lu Chroniques avant ! Bref, je recommande vraiment la lecture de la série dans l'ordre chronologique afin de comprendre l'horreur qui se joue dans ce roman. Car une nouvelle fois, l'auteur ne nous ménage pas et nous dresse un scénario... horrible pour tous les fans de la série. Pendant tout le roman, on est en train de prier pour se tromper... Et cette horreur est ce qui nous fait avaler les pages.

C'est vraiment l'un des sentiments principaux de ce livre, "l'horreur" dans le sens qu'on ne veut pas qu'il se passe ce qui se passe. Puis, survint l'incompréhension, le "Pourquoi ?"...

Le rythme du roman est saisissant. Les actions s'enchaînent mais la quête ne commence pas dans ce tome. Ce qui est une différence avec les deux cycles précédents mais certainement pas un défaut ! J'ai vraiment aimé découvrir Adhara et Amhal. Et j'ai vraiment très hâte de lire le prochain tome !

En conclusion 

Un roman... bouleversant et effroyable, un retournement auquel je ne m'attendais pas de la part de l'auteur. Un livre dont on reste accroché pour savoir si la fatalité va l'emporter... Du rythme, des actions, et un suspense... Ne reste désormais qu'un seule question : Pourquoi ?! En tout cas, je ne lui ai trouvé aucun défaut !
Je recommande ce livre seulement après avoir lu au moins le cycle II et encore mieux les deux premiers cycles pour une meilleure compréhension. 
Et je recommande cette série aux amoureux de la fantasy ! Et pour ceux qui ont aimé Nihal, vous allez adorer Adhara alors foncez !!! 

mardi 8 novembre 2011

Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine De Vigan



Quand j'ai choisi de lire ce livre, je ne m'attendais pas à ce que ce soit une histoire vraie, un témoignage sur sa mère. Je l'ai choisi car j'adore cette auteur. Puis, je l'ai découvert au fur et à mesure de mes lectures des chroniques sur les différents blog. Autant vous dire que je partais avec un grand a priori sur ce livre dont je n'entendais que du bien et des coups de coeur... 

Je tiens à préciser que ce roman ne suivra pas mon plan habituel de critique car il n'y prête absolument pas.

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan est un roman de presque 500 pages que l'auteur a rédigé pour faire le deuil de sa mère. C'est donc une histoire vraie (ou quasiment), une sorte de témoignage. Il est vrai que je lis peu de témoignage car, trop proche de la vérité, ils me rappellent trop souvent la dure réalité de la vie. 
Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, Delphine de Vigan ne rend pas ce livre larmoyant, elle ne décrit pas un portrait tout rose ou tout noir de sa mère : elle en dresse un tableau gris, avec des taches plus claires, d'autres plus sombres, mais sans jamais la condamner. Elle aimait énormément sa mère même si elle lui en a parfois voulu, elle n'a jamais voulu la condamner et ce roman n'a pas non plus ce but. 

Lucile, le personnage central de ce livre, est mystérieuse, attirante et attachante mais elle nous glisse un peu entre les mains. J'ai eu un peu de mal à me faire une véritable idée de cette femme. Peut-on la juger folle ? Ou est-ce juste le destin qui s'acharnait sur cette famille ? 

Ce roman est vraiment à la fois très sombre mais lumineux. C'est vraiment cette sensation que je garde de ce roman, une sorte de tableau sombre et lumineux à la fois, un mélange de joie et de peine, de vie et de mort. J'ai vraiment été horrifiée par le destin de cette famille. Par contre j'ai vraiment admiré la force de cette famille, plus ou moins soudée, où vérité et mensonge semble cohabiter (en tout cas, beaucoup de contradiction) dans le silence.

Je décrirais ce roman comme pudique : l'auteur expose les faits, annote ici ou là les évènements sans pour autant imposer son jugement. Elle dit ce qu'elle pense, ceci n'engage qu'elle. 

Du fait, que retenir de ce roman ? C'est un roman plein de profondeur qui nous entraîne malgré nous dans un univers sombre. L'histoire, parce que vraie, est vraiment... incroyable, révoltante, horrible, merveilleuse... un peu de tout ça à la fois. L'écriture est maîtrisée (Delphine de Vigan n'en est pas à son premier roman non plus !) et parfaite ! 

Je recommande vraiment ce roman pour une bonne dose d'émotion, une belle leçon de vie, un magnifique hommage d'amour entre un mère et sa fille. Ce fut pour moi un coup de coeur !!
Un roman adulte que je ne recommande pas avant 15/16 ans


Un passage 

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. 
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. 
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » 

Une présentation du livre par l'auteur




Lu dans le cadre :


les matchs de la rentrée littéraire


Retrouver le livre ici :
CLIC

mardi 30 août 2011

Renaissance, tome 1 des Héritiers d'Enkidiev d'Anne Robillard



Maintenant que la guerre est finie, Les Chevaliers d’Emeraudes vont pouvoir prendre un repos bien mérité. Mais que faire quand on a dédié sa vie à sa battre ? Et le mal est-il vraiment loin ?

Renaissance est le tome 1 de la nouvelle série d’Anne Robillard, Les Héritiers d’Enkidiev. Nous retrouvons dans ce tome quelques-uns de nos personnages préférés et en découvrons d’autres qui nous étaient parfaitement inconnus auparavant.

Le résumer du livre est trompeur. Seul les deux ou trois derniers chapitres sont dédiés au mal qui ronge Onyx, les précédents racontant la vie de différents chevaliers, ce qui se résume, pour la plupart, à se marier et à avoir des enfants…

Je ne suis pas sans vous dire que j’ai été un peu déçue par ce premier tome qui n’avance pas vraiment. Il n’est pas pour autant inintéressant mais il est un peu inutile. Cependant, nous y retrouvons parfaitement le style d’écriture de l’auteur, fidèle à elle-même. Nous attendons la suite de cette série avec hâte car la fin du livre nous laisse sur notre faim.


lundi 18 avril 2011

Quand vous liez ce livre de Sally Nicholls




Sam a onze ans, est atteint de leucémie et sa vie est en sursit. Pourtant, en compagnie de son ami Félix, quant à lui atteint d’un cancer, il a bien l’intention de vivre au mieux sa vie. Pourquoi pas écrire un livre ?

Quand vous lirez ce livre… est le premier livre de Sally Nicholls et vraiment un chef-d’œuvre. Ecrit du point de vu de Sam, c’est une sorte de journal où Sam y décrit sa vie et ses innombrables listes de tout et de rien, des choses qui lui importent et des questions sans réponses qu’il se pose.
Sally Nicholls nous entraîne dans un hymne à la vie où le quotidien est entravé par la maladie. L’auteur nous offre un livre bourré de sentiments et d’émotions auxquels il est bien dur d’être insensible. Sam et Félix sont des personnages très attachants.
Les pages se tournent très rapidement et sont très agréables. Nous sommes embarqués dans la vie de Sam comme un souffle de vent.

Ce livre est simplement fantastique, l’écriture talentueuse et l’histoire bourrée d’émotion. Pour tous !

samedi 16 avril 2011

Un présent imparfait de J.M. Defossez


Emotions

Isabelle ne supporte plus le monde dans lequel elle vit. Décidant alors d’en finir, elle avale un soir de quoi quitter sa vie. Malheureusement selon elle, heureusement pour les autres, elle est sauvée in extrémiste de la mort. Sous l’insistance de ses parents, elle décide alors de partir pour un centre et de retrouver le goût de la vie. Là-bas, elle fera la connaissance de quatre filles. Quatre filles dans le même état qu’elle. Le pourcentage de réussite est de 45%. Laquelle des quatre sortira entièrement guérie ?

Dressé dans un cadre spatiotemporel actuel, Jean-Marie Defossez écrit Un présent imparfait en souvenir d’un amour de ses 20 ans, qui n’a jamais dépassé cet âge. Nous y suivons la vie d’Isabelle au centre. Isabelle est anorexique. Elle a grandit dans une famille dissoute et avec un manque d’affection et d’attention de la part de son père notamment. Mais si elle en veut à son père, elle en veut autant à sa mère. En effet, la jeune fille est en colère contre tout le monde et n’a pas la volonté de s’en sortir. Ce n’est seulement contre la promesse d’un appartement à la sortie de sa cure qu’elle accepte de faire un effort.

Le livre est écrit comme un journal intime. L’auteur nous y fait parfaitement sentir la colère d’Isabelle, cette colère qui la ronge. Au fil que le temps passe, on sent parfaitement son évolution : son refus de guérir puis la volonté de partir du centre. Ses sentiments contradictoires à l’égard de ses parents. La haine de son corps mais une volonté plus forte de sortir de ce qu’elle considère comme une prison. Et enfin, Mathieu, un jeune homme qui habite près du centre et qui joue de la musique.

Le style de l’auteur est parfait. Jean-Marie Defossez nous fait en effet parfaitement bien ressentir les émotions d’Isabelle.


Un présent imparfait est un petit livre d’environ 100 pages qui se lit rapidement, publié par l’édition seuil. Un livre sur l’anorexie qui ne prend pas de parti, qui décrit simplement les pensées d’une jeune fille sans juger. Bourré d’émotion, je le recommande à tous pour une lecture rapide et agréable.

Pied de mouche de Adam Mars-Jones


Pied de mouche d’Adam Mars Jones est un gros livre de presque 600 pages, publié par les éditions Lattès, que je remercie au passage pour ce partenariat…

L’histoire se déroule dans les années 50. Nous sommes en compagnie de JJ, un petit garçon à qui l’on diagnostique une maladie des os dans sa troisième année. Il se retrouve alors contraint et forcé de rester clouer dans son lit.
Cette maladie est une maladie orpheline surnommée : La maladie des os de verre. Encore peu connue de nos jours, mal soignée, elle oblige l'enfant à rester clouer au lit. Ce livre nous fait découvrir cette maladie si peu connue.

JJ est le personnage principal. C’est un garçon curieux, attentionné et avide d’explorer le monde. Il se bat contre sa maladie et il veut être reconnu comme étant une personne « normale », non-malade.
JJ est un personnage attachant. Au cours du roman, nous vivons son évolution. Son avidité de connaissance se fait sentir dans sa jeunesse ainsi que sa frustration de ne pas pouvoir sortir de son lit mais, jeune et insouciant, il paraît bien prendre la chose. Il est entouré par sa mère qui fait tout pour essayer de rendre la vie plus facile à son fils. Pour son fils, sa mère essaye de rendre la vie plus attrayante. Enfant, elle lui apporte du monde dans sa chambre, ce qui va du clown à l'âne... Elle est très présente pour son fils et essaye de rendre sa vie plus heureuse.
Les personnages que JJ rencontra au cours du livre agrandiront à chaque fois sa curiosité et son envie de vivre. C'est à ces contacts de ces gens si rares qu'il se forgera son opinion.

Ce roman est composé d’une écriture presque entièrement narrative. En effet, on y retrouve très peu de dialogue mais beaucoup de description. C’est JJ qui parle et qui nous raconte ses souvenirs. C’est d’ailleurs assez étrange parce qu’au début, l’enfant de trois ans nous paraît trop intelligent et cela m’a un peu gêné, je dois l’avouer. Je pense l'auteur détaille trop. Il nous fait partager le point de vue de JJ étant tout petit et c'est bizarre. Comme le comportement de la mère est parfois étrange et les réflexions de JJ. Néanmoins, le garçon demeure attachant.

Même si l’écriture de Adam Mars-Jones est fluide, je n’ai pas accroché le livre. L’histoire est longue, il n’y a pas vraiment d’action (ce n’est pas le genre) alors 600 pages ainsi, j’ai vraiment eu beaucoup de mal. Cependant, ce livre est un hymne à l’espoir : JJ va en effet devoir combattre pour qu'on le reconnaissance comme étant une simple personne et non pas une personne malade. J’ai trouvé qu’il relatait bien les faits et je recommande ce roman pour les personnes qui aiment les livres sans trop d’action, une histoire intéressante mais calme. 
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