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dimanche 1 août 2021

Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain

 



Résumé : On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.

La dépression.

Ma faiblesse.

Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.

J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.

Le 6 avril 2016.

Par euthanasie volontaire assistée.

 

Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain est un roman Contemporain de 240 pages, publié aux Editions J’ai lu. Personnellement, j’ai lu l’édition de France Loisir.

 

J’ai beaucoup entendu parler de Sophie Jomain et de ses romans. J’en ai d’ailleurs plusieurs chez moi, que je n’ai pas lu. Ce livre est donc le premier livre que je lis d’elle. Et je recommencerai avec plaisir !

 

J’ai adoré ce livre ! Bien que ma formation de psy m’ait fait tiquer plusieurs fois pendant le livre : en effet, quelques éléments sont quand même peu réalistes à mon sens. Cependant, j’ai tout de suite accroché aux personnages de Camille, à sa douleur, à sa détresse. Camille est un personnage attachant et très vivant, quoi qu’elle en dise.

 

La situation que dépeint l’autrice au travers du choix de Camille et de la réaction des proches, m’a paru plus juste.

 

Je dirais que ce livre est addictif, triste et émouvant, beau et drôle, saisissant. Je vous recommande ce livre pour un agréable moment lecture !




mardi 11 juin 2019

Le Monde de Timmy de Marie H. Marathée



Résumé : Sarah est une adolescente en colère qui déteste sa nouvelle existence. Elle sait pourtant que sa mère a agi dans l’intérêt de Timmy, ce petit frère étonnant dont elle se sent à la fois si proche et si lointaine… Parviendra-t-elle à le rejoindre et à apprivoiser son univers hors du commun peuplé d’incroyables créatures ? 
Une rencontre avec un étrange professeur, un soupçon de magie et, qui sait, peut-être pourront-ils guérir leurs blessures ensembles…  

Le Monde de Timmy est une nouvelle fantastique de Marie H. Marathée, publié par les Editions Plumes Solidaires. Cette nouvelle est en vente à 1,49€ en format numérique.

C’est compliqué de faire une chronique sur une nouvelle mais je vais essayer. Tout d’abord, j’ai été attiré par la magnifique couverture.
Ensuite, j’ai adoré l’histoire. Avec beaucoup de simplicité et d’émotions, l’autrice évoque l’autisme. J’ai trouvé la relation qui se noue entre nos deux personnages principaux, très attachantes.
La plume de l’autrice est très imagée et on visualise facilement la création de l’univers qu’elle nous propose au travers de son histoire.

Il est difficile de mettre des mots sur les émotions qui m’ont saisi pendant cette lecture, certes courte mais marquante et percutante. J’ai trouvé cette histoire belle, touchante, vivante et avec une jolie morale.

Je ne peux que vous recommander de vous pencher sur cette belle histoire !

Je remercie les Editions Plumes Solidaires pour leur confiance et cette découverte.


samedi 23 mars 2019

Elizas de Sara Shepard



Elizas est paru aux Editions Charleston, Collection Noir. Son prix est de 22,50 euros. C’est un roman à classer dans les Thriller. Sa couverture est très belle et vraiment en rapport avec ce que l’on va pouvoir y lire. La taille d’écriture est agréable pour le lecteur.

Une jeune autrice, Eliza, est retrouvée ivre morte au fond de la piscine de son hôtel. Sauvée de justesse, on la soupçonne d’une nouvelle tentative de suicide. Mais, Eliza, dont la mémoire se dérobe, est persuadée qu’on l’a poussé. Elle va tout faire pour découvrir la vérité.

mardi 16 octobre 2018

To The Bone de Marti Noxon



Résumé : Ellen a 20 ans et es anorexique. Ella a passé la plus grande partie de sa vie à suivre différents programmes afin de se soigner. Déterminer à l’aider, sa famille l’envoie dans un centre spécialisé dirigé par un médecin non conventionnel. Surprise par les règles du centre et charmée par son nouvel entourage, Ellen va tenter de se reconstruire et de s’accepter.

jeudi 4 octobre 2018

Ces jours qui disparaissent de Timothé Le Boucher



Résumé : Une course poursuite contre le temps perdu... Que feriez-vous si d'un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu'un jour sur deux ? C'est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d'une vingtaine d'années qui, sans qu'il n'en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu'un jour entier vient de s'écouler. Il découvre alors que pendant ces absences, une autre personnalité prend possession de son corps.
Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n'a rien à voir. Pour organiser cette cohabitation corporelle et temporelle, Lubin se met en tête de communiquer avec son "autre", par caméra interposée. Mais petit à petit, l'alter ego prend le dessus et possède le corps de Lubin de plus en plus longtemps, ce dernier s'évaporant progressivement dans le temps...

mardi 1 mai 2018

Baby Doll de Hollie Overton



Je tiens à remercier BABELIO pour m’avoir fait parvenir le roman de Hollie OVERTON, Baby Doll.

Ce roman paraîtra aux Editions Mazarine (mai 2018). Son prix sera de 21,90 euros. La taille d’écriture est agréable pour le lecteur. La couverture est intrigante et donne envie d’aller voir ce qui se cache derrière.

lundi 2 avril 2018

Willow Hall de Cécile Guillot et Mina M.



Résumé : Willow Hall… Les murs semblent me chuchoter des prières que je ne comprends pas… Les ombres s’allongent, chaque coin paraissant cacher quelque monstre à l’affut… Tout ici n’est que ténèbres et désespoir. La fillette dont je dois m’occuper reste plongée dans un silence indifférent. Elle est parfois entourée d’étranges papillons sortis de je ne sais où… créatures magnifiques mais qui m’arrachent à chaque fois un frisson involontaire.

samedi 31 mars 2018

Dis, t'en souviendras-tu ? de Janine Boissard



Je tiens à remercier Gilles Paris pour m’avoir fait parvenir le livre de Janine BOISSARD, Dis, t’en souviendras-tu ?

Ce roman est paru aux Editions PLON. Son prix est de 18,90 euros. La couverture est très belle (superbes fleurs de lys, symbole de la pureté) et invite à la lecture. La taille d’écriture est très agréable pour le lecteur et le style d’écriture de Janine BOISSARD très fluide. C’est un roman de bonne qualité.

mercredi 20 septembre 2017

L'enfant qui ne pleurait pas de Torey L. Hayden



Résumé : Sheila, six ans, a enlevé un bébé, l'a ligoté à un arbre et a mis le feu. Il est dans un état critique et la coupable a été arrêtée.
C'est elle que Torey voit apparaître dans sa classe d'enfants inadaptés. La police ne peut plus rien et l'hôpital psychiatrique l'a rejetée.
Alors commence une lente approche entre la jeune pédagogue et l'enfant sauvage qui dit toujours non et ne pleure jamais. Des gestes, des mots, des jeux... et Sheila se révèle sensible, intelligente.
Chaque soir, hélas ! elle retrouve son taudis, son père irresponsable et violent.
Saura-t-elle jamais pleurer... et rire ?

samedi 12 janvier 2013

La décision d'Isabelle Panadazopoulos




Eh oui, les derniers sont les premiers ! Sitôt refermé ce roman, j’ai dû écrire la chronique tant j’ai de choses à dire dessus !

Tout d'abord, je remercie Les Editions Gallimard pour ce roman. C'est un livre qui m'aurait attiré à la base : le thème et la couverture m'ont intrigué. Ce n'est pas que je n'ai pas aimé ce livre... C'est que j'ai beaucoup de chose à lui "reprocher", trop, pour pouvoir lui mettre un 3/5 et le classer au final dans les livres « qui m'ont plus sans me plaire, que j'oublierai vite ».

La décision d'Isabelle Pandazopoulos est un roman de presque 250 pages qui sera publié le 31 Janvier 2013 par les Editions Gallimard, dans leur collection Scripto. L'auteur a choisi de nous parler du déni de grossesse en mettant en scène Louise, une adolescente belle, bonne élève, sage… bref : parfaite, qui va accoucher d'un petit garçon pendant un cours de math. Louise est persuadée de n'avoir jamais eu de relations sexuelles avec un garçon mais on refuse de la croire. Que faire de ce bébé tombé du ciel ? Le garder ? L'abandonner ? Pour sortir de cette épreuve, Louise devra parcourir un long chemin...

En lisant la préface que l'auteure adresse aux chroniqueurs on-lit-plus-fort, j'ai découvert que j'avais lu son précédent roman de la même collection : On s'est juste embrassé, que je n'avais pas aimé... Loin de rester sur ce premier avis plutôt mitigé, je me suis attelée avec entrain à ce nouveau livre qui n'a pas duré une journée... Au départ, j'ai été désarçonnée car je m'attendais à suivre le point de vue interne de Louise, avec un narrateur en "je". L'auteure a fait choix de reléguer ce point de vue parmi tant d'autre, ce qui, à mon avis, porte préjudice au roman et au sujet qu'elle aborde. En effet, je me suis sentie éloignée du thème et de Louise,  de ce qu'elle vivait et ressentait. Car s'il est marqué dans la couverture que "Professionnels, famille, amis, tous vont aider Louise à passer de l'état de choc où elle se trouve plongée au retour à la vie", j'ai plutôt eu l'impression que tout le monde la jugeait sans chercher à l'aider. Notamment ses parents : j'avais l'impression qu'ils la traitaient comme une coupable, qu'ils la rendaient responsable... Je ne crois pas que ce soit le but recherché de l'auteure, au contraire, et je conçois que les parents soient choqués, désemparés et qu'ils se sentent impuissants... Il n'empêche que j'ai eu l'impression qu'ils la rendaient coupable de ce qui arrivait. Notamment par les mots qu'ils choisissaient quand ils parlaient... Les professionnels m'ont paru vouloir l'aider mais l'auteure faisant choix de nous dévoiler leurs pensées, j'ai eu aussi cette impression de jugement. Quant à ses amis, ils sont très en arrière-plan et le seul que j'ai aimé est Samuel ! En gros, je n’ai aimé aucun personnage secondaire !
Quant à Louise, la protagoniste, si c'est le personnage que j'ai préféré, je n'ai pas su m'y attacher. Le fait de ne pas suivre ses propres pensées dès le début du roman me l'a fait découvrir comme les autres la voyait et non pas comme elle était vraiment. 

Dans ce début de roman, l'auteure a incorporé un rapport de SAMU et des articles de lois. Malheureusement, j'ai l'impression que ce n'était qu'une ébauche non aboutie de quelque-chose, rendant ces articles seuls et un peu en plan...

L'histoire se déroule sur quelques semaines, six environ. J'ai eu l'impression qu'elle s'étalait sur 2 ans et j'ai trouvé ça long. Au début du roman, on nous dit que Louise a 3 ou 4 jours pour décider du sort de son enfant... Décision qu'elle prend à la fin du livre ! Je ne crois pas que ce soit une contradiction de la part de l'auteure mais ça m'a "dérangé". « Interpellé » serait sûrement plus exact. J'ai trouvé le laps de temps de l'histoire peut-être trop long pour ce qui est de la décision à prendre...

Autre point, totalement personnel cette fois-ci, mais qui a contribué à cet avis mitigé : le style d'écriture. Pour moi, une phrase commence par une majuscule et se termine par un point. Or, l'auteure utilise un style souvent retrouvé dans le but de nous montrer le désarroi d’une personne, de montrer à quel point elle est perdue : "le style de la succession de virgule" (ne connaissant pas de terme particulier pour désigner ce style...). Petite citation:  "[...] je marche à côté de moi-même, absente, désincarnée, il n'y a pas de rapporte entre ma tête et mon corps, si peu, je ne suis qu'une image à laquelle tout le monde croît, mais dedans rien à l'intérieur rien, rien senti, rien vu venir, rien, je suis une tête sans corps, privée de sensations, sentiments, une machine, anormale... qui s'est mise en route, seule, sans moi, sans ma tête qui s'acharnait sur des gammes, encore plus de vélocité, une trille légère..." Le passage fait plus d'une page donc je ne vais pas tout citer, mais c'est pour que vous compreniez de quoi je parle. Personnellement, ce genre de passages, je les lis de travers... De longues phrases : Oui. Une page de virgules : non…
L'auteure mélange ce style à virgule avec un style classique de phrases "normales", ce qui donne un aspect assez bizarre par moment (mais qui m'a permis de terminer le livre...) car on change sans arrêt de style dans la manière d'écrire, comme si l'écrivain n'avait su choisir... 

Ce que je voulais savoir surtout, c'était l'identité du père, sur laquelle je m'étais trompée, et le "pourquoi" du déni. J'ai été déçue par ce "pourquoi". J'aurais aimé que l'auteur choisisse un pourquoi qui aurait pu être davantage travaillé et approfondit. Un pourquoi qui aurait demandé un travail sur soi, un traumatisme dont personne ne pouvait se rendre compte. Un « trois fois rien » qui aurait déclenché ce déni. Or, ça m'a semblé "logique". Comme si ce déni était une suite logique de ce que Louise avait vécu, notamment à cause de cette amnésie. Ceux qui liront ce roman comprendront pourquoi je dis cela, je pense... 

Que conclure de ce roman ?

J'ai trop de chose à reprocher à ce roman pour pouvoir dire qu'il m'a plu. Le thème de base me tentait mais j'ai trouvé qu'il restait trop superficiel et pas assez creusé car la raison du déni m'a semblé être une réponse 'logique" et non pas un traumatisme dont personne ne soupçonnait rien. De plus, j'ai trouvé que le style narratif de l'auteure pénalisait le thème en instaurant une trop grande distance avec Louise et en montrant un jugement négatif autour du déni de celle-ci, comme si elle était coupable. Les passages à succession de virgules m'ont particulièrement agacée et je les lisais de travers. 
Bref, je n'ai pas été convaincue par ce roman, qui, selon moi, ne transmet que très peu d'émotion et ne va pas assez en profondeur...




mardi 13 mars 2012

La reine des Mots d'Armand Cabasson



Pourquoi j'ai choisis ce livre 

J'a choisi ce livre car il m'intriguait. J'ai trouvé le titre très beau et la couverture m'attirait. Mais je ne savais pas du tout de quoi cela parlait. Etait-ce du fantastique comme me soufflait mon instinct ? (vous avez compris qu'il ne faut pas vraiment faire confiance à mon instinct XD)

Mon avis

La reine des mots a été publié par les Editions Flammarion et écrit par Armand Cabasson. Ces 448 pages peuvent impressionner mais les caractères sont plutôt grands et les pages bien aérées ce qui nous fait tourner ces pages beaucoup plus vite que l'on y croirait.

Ce livre n'est pas du tout un roman fantastique mais plutôt dans le genre Histoire de vie. Dressé dans une époque contemporaine, il met en scène Jenny, en proie à une sorte de dépression. Cette adolescente, sage et bonne élève, se met à tout détruire sur son passage ! Evidemment, elle va atterrir chez un psychiatre qui va l'aider à trouver ce qui ne va pas. 
Jenny est quelqu'un de sympathique et d'attachant mais je ne garderai pas d'elle un souvenir mémorable. Elle adore la lecture et manie les mots avec dextérité. Elle a énormément d'imagination et s'invente rapidement des choses. Ce côté m'a beaucoup plus au départ, après moins. 

Afin de garder un peu de suspense pour le livre, je ne vous en dévoilerais pas plus concernant les personnages ou l'histoire. Pourquoi ? Parce qu'en fait, ce livre n'a pas vraiment de suspense ou d'aventure et on comprend vite où l'auteur nous emmène et quel est le "problème" de Jenny. Pas de coup de théâtre non plus, c'est une histoire qui se lit simplement, que l'on découvre tranquillement. Ne prenez pas ce point comme négatif : cette absence d'action correspond entièrement au style du livre et ne lui enlève rien !

Même si l'écriture de l'auteur est maîtrisée, les personnages plutôt attachants et l'histoire, bien que relativement simple, assez prenante ; et bien que je sois rentrée immédiatement dans ce livre, je me suis aussi rapidement lassée. C'est en effet, de mon point de vue car je sais que ce roman fut un coup de coeur pour l'un de mes partenaire, le gros point faible de ce roman, notamment quand on n'a pas la possibilité de le lire d'un coup. J'ai en effet trouvé ça un peu long, avec beaucoup de description quand Jenny s'embarque dans ses histoires. Le problème, c'est que le mal-être de Jenny, on en trouve très rapidement la cause alors, même s'il y a quelques rebondissements, l'histoire tourne rapidement en rond. Mais ceci s'explique certainement avec le temps de lecture aussi. Je pense qu'une personne le lisant en deux jours ne ressentira pas cet essoufflement... 

Ma conclusion

Malgré un début prenant, j'ai senti ce roman s'essouffler. Mais l'histoire demeure intéressante et les personnages sont assez attachants. Je vous le recommande seulement si vous avez la possibilité de le lire en moins d'une semaine. Dès 12/13 ans

mercredi 8 février 2012

La voix derrière la porte de Rune Michaels



J'ai trouvé ce petit livre de 150 pages à la bibliothèque. J'avais envie de quelques choses de différents de mes dernières lectures qui sont plus fantastique/fantasy/dystopie, de pleurer un peu et d'un roman cours que je ne traînerais pas cent-cinquante ans. Bref, je ne m'attendais à rien de ce livre, juste de me vider un peu la tête.

La voix derrière la porte est un petit roman de 150 pages et quelques, qui se lit en une petite heure. Il parle de Daze, alias Daisye de son vrai prénom, une petite fille de onze/douze ans, qui a perdu sa mère depuis... quelques années. Mais un soir, elle entend sa voix derrière la porte. Jusque là, rien d'étrange : les fantômes sortent la nuit. Mais quand elle commence à l'entendre la journée... elle pense devenir folle. Bref, elle a été très affectée par la mort de sa mère et tente de vivre le plus normalement possible entre un petit frère encombrant et un père un peu maladroit.

En lisant le résumer, je m'attendais à tout, sauf à ça. Pour moi, Daze était atteinte d'une psychose, elle entendait des voix... Bref, je ne m'attendais pas à la situation de ce livre qui mélange un peu tout. Du fantastique à la SF pour au final revenir à de l'Histoire de vie... J'avoue que ça m'a beaucoup déstabilisée. Mais au final, nous avons un magnifique coup de théâtre, vraiment imprévisible.
Pourquoi tout fonctionne dans ce livre ? Parce qu'il est très cours et que les pages se tournent très vite. Malgré un début déroutant qui m'a laissé perplexe, je suis ressortie de ce livre en larmes, saisie et bouleversée.

En conclusion, voici un petit livre vraiment sympathique que je vous conseille pour une lecture un peu plus young adulte. Daze est intéressante, l'histoire vraiment bien menée malgré un début déroutant.

mardi 8 novembre 2011

Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine De Vigan



Quand j'ai choisi de lire ce livre, je ne m'attendais pas à ce que ce soit une histoire vraie, un témoignage sur sa mère. Je l'ai choisi car j'adore cette auteur. Puis, je l'ai découvert au fur et à mesure de mes lectures des chroniques sur les différents blog. Autant vous dire que je partais avec un grand a priori sur ce livre dont je n'entendais que du bien et des coups de coeur... 

Je tiens à préciser que ce roman ne suivra pas mon plan habituel de critique car il n'y prête absolument pas.

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan est un roman de presque 500 pages que l'auteur a rédigé pour faire le deuil de sa mère. C'est donc une histoire vraie (ou quasiment), une sorte de témoignage. Il est vrai que je lis peu de témoignage car, trop proche de la vérité, ils me rappellent trop souvent la dure réalité de la vie. 
Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, Delphine de Vigan ne rend pas ce livre larmoyant, elle ne décrit pas un portrait tout rose ou tout noir de sa mère : elle en dresse un tableau gris, avec des taches plus claires, d'autres plus sombres, mais sans jamais la condamner. Elle aimait énormément sa mère même si elle lui en a parfois voulu, elle n'a jamais voulu la condamner et ce roman n'a pas non plus ce but. 

Lucile, le personnage central de ce livre, est mystérieuse, attirante et attachante mais elle nous glisse un peu entre les mains. J'ai eu un peu de mal à me faire une véritable idée de cette femme. Peut-on la juger folle ? Ou est-ce juste le destin qui s'acharnait sur cette famille ? 

Ce roman est vraiment à la fois très sombre mais lumineux. C'est vraiment cette sensation que je garde de ce roman, une sorte de tableau sombre et lumineux à la fois, un mélange de joie et de peine, de vie et de mort. J'ai vraiment été horrifiée par le destin de cette famille. Par contre j'ai vraiment admiré la force de cette famille, plus ou moins soudée, où vérité et mensonge semble cohabiter (en tout cas, beaucoup de contradiction) dans le silence.

Je décrirais ce roman comme pudique : l'auteur expose les faits, annote ici ou là les évènements sans pour autant imposer son jugement. Elle dit ce qu'elle pense, ceci n'engage qu'elle. 

Du fait, que retenir de ce roman ? C'est un roman plein de profondeur qui nous entraîne malgré nous dans un univers sombre. L'histoire, parce que vraie, est vraiment... incroyable, révoltante, horrible, merveilleuse... un peu de tout ça à la fois. L'écriture est maîtrisée (Delphine de Vigan n'en est pas à son premier roman non plus !) et parfaite ! 

Je recommande vraiment ce roman pour une bonne dose d'émotion, une belle leçon de vie, un magnifique hommage d'amour entre un mère et sa fille. Ce fut pour moi un coup de coeur !!
Un roman adulte que je ne recommande pas avant 15/16 ans


Un passage 

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. 
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. 
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » 

Une présentation du livre par l'auteur




Lu dans le cadre :


les matchs de la rentrée littéraire


Retrouver le livre ici :
CLIC

mardi 30 août 2011

Tout près le bout du monde, Maud Lethielleux





Quatre personnages, quatre secrets. Trois enfants, une adulte. Quatre personnes qui vont se retrouver à La ferme du bout du monde et qui vont d’avoir apprendre à se connaître. Quatre personnes brisées par la vie et qui vont devoir se redresser pour se battre…

Tout près le bout du monde est un livre de Maud Lethielleux d’un peu plus de 500 pages et qui laissent la parole à trois enfants de 10 à 17 ans.
En effet, nous avons entre les mains 3 journaux intimes qui retracent la vie de ces jeunes chez Marlène.
Marlène n’est pas vraiment une éducatrice, c’est une jeune femme que la vie a trahi, il y a longtemps, et qui veut aider les jeunes à se remettre dans le droit chemin. Marlène écrit elle-aussi mais nous ne lisons pas son journal, nous la découvrons au travers des journaux des trois héros et nous apprenons lentement qui elle est. C’est la première fois qu’elle accueille des jeunes, elle n’est donc pas vraiment expérimentée. C’est vers la fin que nous découvrons son lourd secret bien que nos questions sur Marlène ne reçoivent pas toutes de réponse à la fin du livre.

Le roman commence avec Malo. Malo est un petit garçon qui vit chez sa mère, et de père inconnu. Il est constipé. Il est vrai qu’au début, nous ne comprenons pas vraiment quel est le problème de Malo, ce gamin de 10 ans un peu perdu et si attachant, et nous pensons bien que cela va au-delà d’une « simple » constipation. Peu à peu, nous commençons à comprendre mais l’auteur maintient le suspens longtemps avant de dire explicitement pourquoi Malo est là.
Puis vient Djoul. Djoul, ce n’est pas son vraiment nom. Elle, contrairement à Malo, on comprend rapidement pourquoi elle est là. C’est un personnage vraiment renfermé, qui parle à bas mot, que la vie a complètement fauché et qui met beaucoup de temps à se relever. Elle recherche désespérément l’amour de sa vie et si elle finit par commencer à revivre, ce n’est que grâce à Solam.
Solam est un gars qui se la joue gros dur et qui est rempli de colère. Son problème reste vraiment obscur longtemps avant d’éclater, comme ça. Solam déteste tout le monde et pourtant, c’est lui qui finit par aider tout le monde. Sous ses airs de gros dur, il a un cœur gros comme le monde. Il est le premier à découvrir le problème de tout en chacun et c’est souvent avec sa partie que nous découvrons la vérité. Son journal est en réalité une correspondance avec Marlène, mais à sens unique. Il est « vénère », il va « tout péter » et « se barre rapidement de chez toi, mamie ». Autant dire qu’il est plutôt direct et pas toujours poli mais c’est un personnage très attachant que l’on apprend à connaître.

C’est tout d’abord le titre qui m’a attiré vers ce livre puis la quatrième de couverture, absolument trompeuse sur le livre. Je ne m’attendais absolument pas à ça et j’ai vraiment été surprise… en bien.
Ce livre ne se contente pas d’effleurer la surface des personnages et de leurs problèmes, il creuse vraiment jusqu’au bout, brise lentement la carapace de chacun. Les personnages évoluent vraiment le long du roman et il est très intéressant de voir l’avis de chacun pour une même chose.

Malgré quelques longueurs, j’ai vraiment été absorbée par ce livre bourré de sentiments contradictoires. Je me suis attachée aux personnages et j’ai eu envie de les découvrir toujours plus, de les aider à surmonter leurs épreuves.

Pour conclure, ce livre est une petite merveille pour une lecture agréable, bourrée de sentiments, intéressante tant du point de vue des personnages, des secrets, de l’histoire que de la capacité d’écriture et du suspens quant aux véritables raisons de leur présence à la ferme.
Je recommande ce livre pour toutes personnes cherchant un livre qui change, sensibles à l’émotion et aux problèmes des autres.

vendredi 15 avril 2011

Black Swan



Sortie : 9 février 2011
Genre : Dramatique, thriller, fantastique
Acteur : Nathalie Portman, Mila Kunis, Vincent Cassel
Durée : 1h43
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Mon avis :

Un film dur

« Black Swan suit l’histoire de Nina, ballerine dans une troupe de ballet de New-York dont la vie, comme toutes celles de sa profession, est complètement absorbée par la danse. Lorsque le directeur artistique décide de remplacer la première ballerine pour le spectacle d’ouverture de leur nouvelle saison, le Lac des cygnes, Nina est son premier choix. Mais la danseuse a de la concurrence: une nouvelle danseuse, Lily, qui impressionne aussi le directeur artistique. Ce dernier a en effet décidé que Le lac des cygnes serait jouée par une danseuse pouvant jouer aussi bien le cygne blanc avec innocence et grâce, que le cygne noir, qui représente le vice et la sensualité. Nina correspond parfaitement au rôle du cygne blanc mais Lily est l’incarnation du cygne noir.
Alors que les deux jeunes danseuses transforment leur rivalité en une amitié complexe, Nina commence à se rapprocher de son côté obscure dans un élan qui menace de la détruire. »
Black Swan est un film dur, très dur, qui montre la destruction d'une vie pour atteindre la perfection dans sa passion. Nathalie Portman, qui a le rôle de Nina, y joue parfaitement bien.
Des scènes angoisses, des scènes X (qui n'ont vraiment pas leur intérêt je trouve dans l'histoire), des scènes plutôt affreuses, sanglantes... Un film que je ne recommande absolument pas pour les jeunes enfants !!!
Malgré tout, le film est bien tourné, avec de bons acteurs qui correspondent parfaitement bien au rôle. Darren Aronofsky, réalisateur de Requiem for a dream (film psychologiques sur la drogue assez dur et dans le même styme que Black Swan), sait parfaitement manier ce genre de style.

En définitive : un bon film mais dur et "trash" que je recommande.

Vu en Version Originale

Bande Annonce en Français


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