mercredi 10 avril 2019

Mers mortes d'Aurélie Wellenstein



Résumé : Les humains ont massacré les mers et les océans. L’eau s’est évaporée ; les animaux sont morts. Quelques années plus tard, les mers et les océans reviennent. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes et déplacent des vagues de poissons spectraux, tous avides de vengeance. Les fantômes arrachent leurs âmes aux hommes et les dévorent. Bientôt, les humains eux aussi seront éteints… Leur dernier rempart face à la mort : les exorcistes. Caste indispensable à l’humanité, les exorcistes sont bien entendu très convoités. L’un d’eux, Oural, va se faire kidnapper par une bande de pirates qui navigue sur les mers mortes à bord d’un bateau fantôme. Voilà notre héros embarqué de force dans une quête sanglante et obligé, tôt ou tard, de se salir les mains…


Mers mortes est un roman d’Aurélie Wellenstein, publié par les Editions Scrinéo. Il coûte 17,90€ pour 368 pages.
Tout d’abord, abordons la couverture. J’ai mis beaucoup de temps à y voir le dauphin. L’ambiance y est aussi sombre que dans le livre.
Parler de ce livre ne sera pas chose aisée. Cela faisait très longtemps que je n’étais pas passée par autant d’émotions fortes avec une lecture !

Nous sommes donc sur la Terre, quelques années après notre ère. A cause de l’humain, la faune et la flore maritime ont disparu, entraînant la disparition des mers et par la même occasion, de la pluie. Cependant, des fantômes reviennent se venger des atrocités commises par l’humain lors de ce que l’autrice a appelé des marées. Seules quelques personnes ont la capacité de se protéger et de protéger les autres des marées et Oural en fait partie. Hors celui-ci se fait kidnapper et embarquer dans une quête impossible…

Oural est donc notre héros. C’est un personnage torturé par ce qu’il vit, par ce qu’il voit, par ce qu’il subit. Un peu agaçant, téméraire et courageux, il lui tient à cœur de sauver chaque vie humaine. C’est un personnage auquel on s’attache facilement.
En autre personnage important, il y a Bengale, le commanditaire de son enlèvement. Bengale est certainement le personnage le plus insaisissable de l’histoire. Durant toute l’histoire, je n’ai su sur quel pied danser avec ce personnage : Un fou ? Un homme bon ?
Il y a de nombreux personnages secondaires, tous aussi attachants les uns des autres. Tous sont torturés. Ils ont tous eu une vie malheureuse et subis des actes plus ou moins atroces. Aurélie Wellenstein nous dépeint la chute de la nature mais aussi celle de la société. Elle nous dépeint l’humanité dans ce qu’elle a de plus atroce, quand la loi du plus fort règne et que seul compte quelques jours de survie en plus.

Au centre du livre, un message écologique, une morale, une réflexion. L’autrice nous propose, tout d’abord assez subtilement, une réflexion sur nos actes, celle de l’humanité envers les animaux et la planète. Au travers de dialogues entre personnages, au travers des pensées d’Oural. Comme dans le livre les choses se sont produites, elle nous les dépeint avec toute la fatalité de la situation, les regrets et les remords.
Puis, viennent les cauchemars. Et là, le livre m’a bouleversé.

En effet, Oural fait des cauchemars mais nous n’en connaissons la teneur qu’au milieu du livre. Ces passages décrits par l’autrice m’ont tout simplement chamboulé. Les sentiments qu’elle donne aux animaux, leur souffrance… Tout cela donne des scènes dures à vivre et empreint d’un réalisme dur à supporter. Il m’est arrivé de devoir poser le livre un moment pour me ressaisir face à l’intensité de ses scènes. De ses vérités qui adviennent aujourd’hui sur notre planète.

La fin est à la hauteur de l’histoire. J’avais un peu peur de celle-ci car la quête paraissait insensée et je me demandais comment l’autrice allait conclure. Mais elle est dans la lignée et l’ambiance sombre du roman.

Que dire de cette histoire ? Ce livre est un coup de cœur, une de ses lectures qui m’a profondément marqué et dont je garderai une trace pendant longtemps. Mers mortes est un bijou à découvrir, qui dérange, sombre certes, mais qui nous confronte à une réalité que beaucoup de personne lambda refuse de voir.

Ma chronique ne peut dépeindre toutes les émotions qui m’ont parcouru et combien il m’est dur de sortir de cette histoire. Mais je vous recommande sincèrement ce livre, parce qu’il en vaut vraiment la peine.

Je remercie Babelio.com ainsi que les Editions Scrinéo pour m’avoir fait parvenir ce livre.

4 commentaires:

  1. J'ai aussi beaucoup apprécié ce roman. Et tout comme toi, il fera partie des livres auxquels je repenserai souvent.

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    1. Ouais même après tout ce temps, j'y repense encore =)

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  2. J'étais pas trop emballée par ce livre au début mais j'ai de plus en plus envie de le lire à force ^^

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