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samedi 14 octobre 2017

L'enfant de Schindler de Leon Leyson



Résumé : Alors que tout semble perdu pour Léon Leyson, déporté à l’âge de 12 ans dans un camp de concentration, un homme – un nazi – lui redonne espoir. En l’employant comme ouvrier dans une usine, Oskar Schindler fait du petit Léon le plus jeune inscrit sur sa liste. Une liste qui sera synonyme de vie pour lui mais aussi pour des centaines d’autres juifs pris dans les filets nazis.

vendredi 6 octobre 2017

Ce matin, j'ai décidé d'arrête de manger de Justine



Résumé : Justine raconte comment, à 14 ans, elle a commencé un régime " pour être belle " et a été prise dans une spirale infernale qui lui a fait perdre 36 kilos. Hospitalisée, à bout de forces, elle est nourrie à l'aide d'une sonde pendant des mois, mais rechute, plusieurs fois. La boulimie prend le relais de l'anorexie. Epuisée physiquement et fragilisée psychologiquement, elle doit interrompre sa scolarité. Aujourd'hui, à 17 ans, Justine a retrouvé l'espoir et l'équilibre. Elle témoigne pour que cesse l'horrible dictature de la minceur et lance un cri d'alarme contre ceux qui érigent l'anorexie en valeur morale.
C'est une jeune fille courageuse qui combat désormais pour la vie des autres adolescents.

mercredi 20 septembre 2017

L'enfant qui ne pleurait pas de Torey L. Hayden



Résumé : Sheila, six ans, a enlevé un bébé, l'a ligoté à un arbre et a mis le feu. Il est dans un état critique et la coupable a été arrêtée.
C'est elle que Torey voit apparaître dans sa classe d'enfants inadaptés. La police ne peut plus rien et l'hôpital psychiatrique l'a rejetée.
Alors commence une lente approche entre la jeune pédagogue et l'enfant sauvage qui dit toujours non et ne pleure jamais. Des gestes, des mots, des jeux... et Sheila se révèle sensible, intelligente.
Chaque soir, hélas ! elle retrouve son taudis, son père irresponsable et violent.
Saura-t-elle jamais pleurer... et rire ?

vendredi 12 octobre 2012

Devoir et mémoire de Henri Beaudout




Je remercie le forum A&M pour ce nouveau partenariat, ainsi que les Editions Chloé des Lys pour ce second livre.

Devoir et Mémoire, d'Henri Beaudout est un roman autobiographique qui nous raconte l'histoire de cet homme durant la Seconde Guerre mondiale. Dans une petite préface, l'auteur nous confie avoir fini l'écriture de ce livre en 1977. Par respect pour les gens qu'il cite et pour ne pas raviver de mauvais souvenirs, il a attendu que la majorité d'entre eux soient en paix pour nous transmettre son histoire.

Encore une fois, la couverture de ce livre est très moyenne : nous y retrouvons beaucoup de pixels et des couleurs grises qui ne sont pas très attrayantes. Le prix de ce roman de 330 pages est de 27,90€ : très cher, surtout pour un "auteur" inconnu. Personnellement, je n'ai jamais entendu parler de ce monsieur, même pour ses exploits. Et ceux-ci risquent de rester inconnus à cause de ces points faibles…

Peut-être est-ce à cause du style d’écriture peu fluide, mais je ne me suis pas senti émue par les exploits de ce monsieur. Je ne me permettrais pas de juger cette histoire : c’est l’histoire qu’il a vécu, les exploits qu’il a réalisés et les erreurs qu’il a commises. Qu’aurions-nous fait à sa place ? Aurions-nous eu autant de courage ou d’intrépidité ? 

Cette période signera pour lui la fin d’une innocence parfaitement bien ressentie dans le roman. Au tout début, il n’est encore qu’un adolescent rêvant de faire la guerre. A la fin, il est une toute autre personne, qui ne pourra jamais oublier ce qu’elle a vu et fait. Il lui faudra apprendre à vivre avec, mais le roman ne raconte pas cette période. Cependant, l’auteur nous confie avoir écrit ce roman dans ce but : apprendre à vivre avec ce qu’il avait vécu et pour que personne n’oublie.

Pour en revenir à l’écriture, j’ai aussi été surprise par le style familier du roman. A cause de l’âge de l’auteur et de la période que le livre raconte, je ne m’attendais pas du tout à cela. Ce style me fait plutôt penser à un roman écrit récemment. 

Lisant beaucoup de livres sur la seconde guerre mondiale, je dois cependant avouer que mes connaissances portent surtout sur la souffrance infligée aux Juifs et aux déportés. J’ai, pour le moment, peu lu sur la Résistance elle-même. J’espérais que ce roman m’apporterait quelques connaissances. Ce qui fut en effet le cas, mais celles-ci restent quelques peu brouillonnes et compliquées à saisir à cause d’un vocabulaire trop particulier. 

Que conclure de ce livre ?

Je n'ai pas envie de descendre ce roman, qui est une histoire vraie. Il est vrai qu’il m’a peu plu mais il mérite qu’on lui porte de l’attention et je pense que les lecteurs s’intéressant à cette sombre époque ainsi qu’aux autobiographies relatant exploits et désastres seront comblés !

samedi 11 août 2012

Le journal de Fanny de Fanny Ben-Ami



Fanny est malheureusement une juive de 13 ans lors d'une des plus sombres périodes de notre histoire : la seconde guerre mondiale. Placée à la campagne par ses parents, elle va devoir prendre la tête d'une expédition d'enfants afin de tenter d'atteindre la Suisse, pays neutre durant cette guerre...

Dès le début de ce livre, nous savons si oui ou non, Fanny et les enfants sont parvenus à rejoindre la Suisse. Nous le savons et on nous explique la raison de ce livre.

Le journal de Fanny est paru aux Editions Seuil et raconte l'histoire de cette jeune adolescente sur qui reposa le destin d'une vingtaine de vie. Parler de ce livre et émettre des défauts dans l'histoire est impossible : c'est une histoire vraie. Je lis beaucoup de roman de cette époque et celui-ci fait partie de ceux qui m'ont marqué. Rédigé en gros caractère et dans une écriture simple et fluide, de manière à ce que l'on croie que Fanny l'ait véritablement écrit dans sa jeunesse, ce petit roman nous démontre le courage qu'on eut ces enfants. Et ils en ont eu bien plus que certains adultes ! J'aimerais dire que c'était parce qu'ils étaient plus innocents, moins conscients de ce qui se passait. Mais pas du tout. Et vraiment, le courage de ces enfants mérite d'être raconté au monde entier, même si ce n'est qu'eux parmi tant d'autre : il démontre l'horreur de la situation, et la force qu'ont dû avoir ceux qui ont survécu.

Ce roman est poignant, et quand bien même nous connaissions la fin en lisant le lisant, on angoisse, on espère, on oublie ce que l'on sait pour vivre avec eux ce qu'ils ont vécu. J'ai versé ma petite larme. La fin ne peut être totalement heureuse ou malheureuse : il y aura forcément des morts mais aussi des survivants. 

L'histoire de Fanny est suivie par un petit documentaire intitulé Les enfants pendant la guerre, tout aussi intéressant.

Que conclure de ce livre ?

C'est un livre à lire et à partager pour que plus jamais ne se reproduise ce qui s'est passé. Le courage de ces enfants devrait être connu autant que le destin d'Anne Franck. Si vous vous intéressez à cette sombre période, je ne peux que vous recommandez ce livre. Et aux autres aussi !

mardi 8 novembre 2011

Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine De Vigan



Quand j'ai choisi de lire ce livre, je ne m'attendais pas à ce que ce soit une histoire vraie, un témoignage sur sa mère. Je l'ai choisi car j'adore cette auteur. Puis, je l'ai découvert au fur et à mesure de mes lectures des chroniques sur les différents blog. Autant vous dire que je partais avec un grand a priori sur ce livre dont je n'entendais que du bien et des coups de coeur... 

Je tiens à préciser que ce roman ne suivra pas mon plan habituel de critique car il n'y prête absolument pas.

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan est un roman de presque 500 pages que l'auteur a rédigé pour faire le deuil de sa mère. C'est donc une histoire vraie (ou quasiment), une sorte de témoignage. Il est vrai que je lis peu de témoignage car, trop proche de la vérité, ils me rappellent trop souvent la dure réalité de la vie. 
Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, Delphine de Vigan ne rend pas ce livre larmoyant, elle ne décrit pas un portrait tout rose ou tout noir de sa mère : elle en dresse un tableau gris, avec des taches plus claires, d'autres plus sombres, mais sans jamais la condamner. Elle aimait énormément sa mère même si elle lui en a parfois voulu, elle n'a jamais voulu la condamner et ce roman n'a pas non plus ce but. 

Lucile, le personnage central de ce livre, est mystérieuse, attirante et attachante mais elle nous glisse un peu entre les mains. J'ai eu un peu de mal à me faire une véritable idée de cette femme. Peut-on la juger folle ? Ou est-ce juste le destin qui s'acharnait sur cette famille ? 

Ce roman est vraiment à la fois très sombre mais lumineux. C'est vraiment cette sensation que je garde de ce roman, une sorte de tableau sombre et lumineux à la fois, un mélange de joie et de peine, de vie et de mort. J'ai vraiment été horrifiée par le destin de cette famille. Par contre j'ai vraiment admiré la force de cette famille, plus ou moins soudée, où vérité et mensonge semble cohabiter (en tout cas, beaucoup de contradiction) dans le silence.

Je décrirais ce roman comme pudique : l'auteur expose les faits, annote ici ou là les évènements sans pour autant imposer son jugement. Elle dit ce qu'elle pense, ceci n'engage qu'elle. 

Du fait, que retenir de ce roman ? C'est un roman plein de profondeur qui nous entraîne malgré nous dans un univers sombre. L'histoire, parce que vraie, est vraiment... incroyable, révoltante, horrible, merveilleuse... un peu de tout ça à la fois. L'écriture est maîtrisée (Delphine de Vigan n'en est pas à son premier roman non plus !) et parfaite ! 

Je recommande vraiment ce roman pour une bonne dose d'émotion, une belle leçon de vie, un magnifique hommage d'amour entre un mère et sa fille. Ce fut pour moi un coup de coeur !!
Un roman adulte que je ne recommande pas avant 15/16 ans


Un passage 

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. 
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. 
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » 

Une présentation du livre par l'auteur




Lu dans le cadre :


les matchs de la rentrée littéraire


Retrouver le livre ici :
CLIC

lundi 18 avril 2011

L'enfer de Kathy de Kathy O'Beirme




D’abord battue par son père, ce-dernier décide de se débarrasser de sa fille, Kathy, en la plaçant dans une institution religieuse pour enfant difficile. Si la fillette croyait connaître l’horreur pour être constamment battue depuis ses cinq ans, avoir été violée à sept ans… elle ne savait pas encore ce qui l’attendait.

L’enfer de Kathy est un roman autobiographique écrit de la main de Kathy O’Beirme, dans l’espoir que son cri soit enfin entendu. Ecrit en 2004, alors âgée d’une quarantaine d’année, elle est l’une des survivantes, une des Madeleines qui peut encore témoigner et la seule victime à avoir trouvé la force de se battre pour détruire ces instituions.

Ce qu’à vécu Kathy se produit encore en ce moment, en 2010, dans un pays européen proche de nous : l’Irlande. Nous tournons les pages de ce livre de plus en plus vite, horrifiée par ce que nous y découvrons. Horrifiés et révoltés car malgré toutes ces horreurs, Kathy nous raconte les faits avec une profonde résignation : elle méritait ce qu’elle vivait. Pourquoi personne n’a-t-il agi ? Comment cela peut-il encore se produit à notre époque ?

Ce roman ne contient aucun suspense. Il est écrit dans le but de dénoncer. Poignant, horrifiant et bouleversant, nous partageons le point de vue de Kathy, fillette et adulte.

« Pour que jamais plus ne se reproduisent pareils faits. » Ce roman est à lire et à faire partager pour que le combat de Kathy aboutisse et que sa vie soit l’une des dernières à être détruite.
Recommandé à tous

samedi 16 avril 2011

N'oublie pas que je t'aime, Jérôme-Arnaud Wagner, Edition Nouveaux auteurs


Un magnifique roman d'amour

Si Jérôme-Arnaud Wagner croit au coup de foudre, c’est parce qu’il en a été la victime. Mais une victime heureuse. Jusqu’à ce que le destin jaloux de son bonheur lui enlève sa femme, son unique et grand amour, il était heureux. C’est pour se libérer et enfin retrouver un semblant de bonheur, que l’auteur nous livre ce témoignage bouleversant.

Les éditions Les Nouveaux Auteurs nous présentent non-sans fierté Noublie pas que je TAIME de Jérôme-Arnaud Wagner, et elles ont bien raison ! 323 pages d’émotions qui remuent, 323 pages de joie, de pleurs, 323 pages de chef-d’œuvre !
L’histoire commence été 1994 et se déroule à Paris. Nos deux protagonistes sont Jérôme-Arnaud Wagner, notre écrivain, et sa femme, Emmanuelle.
Arnaud, ainsi est-il nommé en privé, est timide et on ne peut pas dire qu’il ait vraiment confiance en ses talents de séducteurs. Après quelques approches timides, il lui faut beaucoup de courage pour oser faire le premier pas. Et il est loin de le regretter ! Arnaud est quelqu’un de très dévoué, qui aime la vie et qui aime surtout sa femme. Protecteur et amoureux, c’est lui qui raconte l’histoire, qui nous transmet ses émotions.
Nous rencontrons ensuite Emmanuelle. Ancienne mannequin, elle est décrite comme une magnifique femme pleine de surprise, croquant la vie à pleines dents, qui ne se plaint jamais, toujours de bonne humeur… Une personne excentrique (dans un sens positif), irremplaçable, surprenante mais manquant de confiance en elle. L’auteur nous la présente toujours sous son meilleur jour et bien qu’il n’omette pas de nous citer quelques-uns des défauts de sa femme, on sent bien qu’elle reste parfaite à ses yeux.

Le livre est rédigé à la première personne, alternant des messages écrits de la main d’Emmanuelle qu’elle lui avait rédigée. Elle en semait partout.
Durant l’histoire, l’auteur rajoute ses propres commentaires à certains moments. « Si j’avais su… » « J’ai appris plus tard… ». Comme le regret de ne pas pouvoir revenir en arrière, de changer le passé…

Noublie pas que je TAIME est un roman autobiographique, un hymne à l’amour. L’écriture est profonde et nous avons l’impression de connaître ces deux personnes. J’ai une grande affection pour Emmanuelle, qui devait être vraiment quelqu’un d’exceptionnel et que tout le monde aimerait avoir dans son entourage. Une femme de talent avec qui on ne devait jamais s’ennuyer.
Si Jérôme écrit ce livre aujourd’hui, c’est afin de faire un point, de se rappeler son amour disparu. Il se libère en écrivant et cela lui permet d’analyser les situations. C’est son premier livre édité à ce jour.

Une fois ce livre ouvert, nous ne pouvons plus nous arrêter. L’auteur écrit avec grand talent, nous transmet des émotions et nous ne pouvons que partager sa détresse. C’est un roman touchant car il nous livre vraiment toute une part d’intimité.
Je remercie grandement les éditions Les Nouveaux Auteurs pour ce partenariat et ce livre magnifique que je recommande à tout le monde ! 
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