samedi 26 janvier 2019

Vice-Vers'Âmes de Muriel Rawolle



Résumé : Insolent et imbu de lui-même, Samuel, jeune étudiant fêtard, victime de ses excès, se retrouve plongé dans le coma. Il se réveille au XIXe siècle dans le corps de Clémence une jeune bourgeoise parisienne aux antipodes de sa personnalité et doit, bien malgré lui, s’adapter à cette nouvelle existence.
Mais pour combien de temps ?
Et surtout, où se trouve Clémence dont il a usurpé l’identité ? C’est justement la question que se pose cette dernière, en ouvrant les yeux dans une chambre d’hôpital au XXIe siècle.


Vice Vers’Âmes est un one-shot publié par Muriel Rawolle en autoédition. Ce livre d’un peu moins de 350 pages, coûtant 19€ en grand format et 9,99€ en Kindle, est un grand format aux pages bien remplies.

L’histoire commence tout d’abord avec Samuel, un jeune adulte agaçant, sûr de lui-même et qui cherche constamment à assurer sa virilité et sa supériorité auprès de la gente féminine. Autant dire que dès les premières lignes, le ton est donné et l’impression pas très attrayante. Cependant, il est bien forcé d’évoluer quand il se retrouve propulsé au XIXe siècle. On découvre là un jeune homme plein de ressources, toujours sûr de lui-même certes, mais qui essaye sincèrement de changer la condition de la pauvre Clémence. De fait, j’ai finis par apprécier ce personnage et à me captiver pour ses aventures.
Clémence, quant à elle, est une jeune femme collée aux mœurs de l’époque mais atteinte du syndrome de Tourette. Si j’ai trouvé ce détail intéressant, je déplore cependant son trop peu d’apparition une fois arrivée au XXIe siècle. Point central quand elle est à son époque, ce syndrome disparaît presque totalement par la suite. J’aurais aimé, au contraire, en voir son développement et plus d’approfondissement (d’ailleurs, d’un point de vue scientifique, n’est-ce pas Samuel qui aurait dû se retrouver atteint de ces crises ? Mais ce n’est qu’un détail.) Le personnage de Clémence est très intéressant mais peu aussi un peu paraître timorée. Il faut dire que sa condition au XIX n’est pas enviable et elle ne sait rien de la gente masculine. J’ai elle aussi beaucoup apprécié son évolution, son épanouissement dans le monde actuel.

Qu’attendais-je de ce livre ? J’y attendais notamment une réflexion sur la condition féminine et masculine à deux époques différentes. Le syndrome de Tourette a été une agréable surprise : ce n’est pas tous les jours que l’on croise cette maladie dans les romans (Young-Adult d’autant plus). La réflexion quant à la condition féminine est en effet avancée mais de manière assez subtile, au travers des yeux de Samuel. L’autrice n’a pas eu pour but d’en faire toute une plaidoirie mais de l’amener au travers de l’ahurissement dans les yeux de Samuel.

De plus, l’autrice s’est extrêmement documentée pour écrire ce roman et cela se sent. Elle nous apporte des petits détails que j’ai trouvés très intéressant, notamment sur l’époque XIXe siècle. J’ai appris beaucoup de chose pendant ma lecture, sans gros paraphe de savoir mais là encore, apporté de manière fine, à l’aide de petites notes de page.

L’écriture est fluide et le langage très hétérogène. Il est en effet soutenu quand nous sommes avec Clémence et très familier avec Samuel (ce qui, de manière personnelle, m’agace profondément mais correspond bien au personnage). Le rythme de l’histoire est léger, le ton parfois humoristique. L’alternance des points de vue donne un rythme captivant au roman et nous invite à poursuivre notre lecture.

Conclusion

Voici donc un livre très documenté, fluide, léger mais qui amène néanmoins et finement, une réflexion sur différent aspect. J’ai beaucoup apprécié cette lecture. J’ai trouvé ce roman intéressant, travaillé et très appréciable.

Amateurs d’historiques, avec un poil de fantastique, je vous recommande ce livre.

Je tiens à remercier l’autrice pour sa confiance et la découverte de son livre



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